Les Républicains acquittent Trump dans son procès en destitution

EPA

Sans surprise, le président américain Donald Trump a été acquitté mercredi par le Sénat à l’issue de son procès historique en destitution. Le vote s’est déroulé majorité contre opposition, tous les élus républicains, sauf un, votant ‘non coupable’ et l’ensemble des Démocrates, ‘coupable’.

Lors de ce vote, suivi en direct à la télévision par des dizaines de millions d’Américains, le Sénat a conclu, 52 voix contre 48, que Donald Trump n’était pas coupable d’abus de pouvoir. Il a également estimé, à 53 voix contre 47, que le président en fonction ne s’était pas rendu coupable d’entrave à la bonne marche du Congrès. La seule défection républicaine est à mettre au crédit de Mitt Romney, candidat malheureux de la présidentielle de 2012.

Le vote n’avait pratiquement aucune chance d’aboutir sur une destitution puisque la Constitution américaine impose une majorité des deux tiers (67 sièges sur 100) pour cela.

Le 45e président des Etats-Unis était accusé d’avoir utilisé les moyens de l’Etat, notamment une aide militaire approuvée par le Congrès, pour inciter à l’Ukraine à enquêter sur son possible adversaire à la présidentielle de cette fin d’année, Joe Biden.

Dans la foulée, Donald Trump a annoncé sur Twitter qu’il s’exprimerait depuis la Maison Blanche à midi (17 heures en Belgique). ‘Je ferai une déclaration publique demain (jeudi, NDLR) à 12H00 depuis la Maison Blanche pour parler de la victoire de notre pays face à la mascarade de l’impeachement’, a-t-il tweeté.

Élection 2020 et ‘erreur colossale’

Si ce procès restera pour toujours une tache indélébile sur son mandat, il aura cependant montré à Donald Trump qu’il peut compter sur un parti républicain fidèle, alors que se profile l’élection présidentielle en novembre prochain.

Le chef de la majorité républicaine au Sénat, Mitch McConnell, a déclaré juste après l’acquittement du président Trump que les démocrates avaient commis ‘une erreur politique colossale’.

‘À l’heure actuelle, ils sont les perdants’ et les républicains ‘dans une bonne position’, a-t-il déclaré, la présidentielle en point de mire. ‘Le message de tout ça est: ne faites pas de mise en accusation partisane’.

Lire aussi: