Les premiers retours positifs d’une Europe qui se déconfine

A Munich, en Allemagne, la population recommence à faire son shopping dans les rues commerçantes. (Isopix)

En Europe, plusieurs pays ont, tout comme la Belgique, commencé ce lundi à sortir du confinement. Certains, comme l’Autriche, sont dans ce processus depuis quelques semaines déjà. Et les premiers retours sont positifs. Une seconde vague pourrait même être évitée.

En Autriche, le déconfinement a commencé le 14 avril avec la réouverture de la majeure partie des magasins. La situation étant toujours sous contrôle 15 jours plus tard, ils ont décidé de rouvrir, entre autres, les salons de coiffure et les centres commerciaux. Selon le ministre autrichien de la Santé, Rudolf Anschober, ‘la situation est très constante et très stable’. Le taux d’infection est aujourd’hui de 0,2% dans le pays. ‘C’est une situation très positive’.

L’Allemagne a débuté sa sortie du confinement le 20 avril avec l’ouverture de petits magasins. Les élèves ont repris le chemin de l’école le 4 mai. Et jusqu’à aujourd’hui, la maladie semble toujours sous contrôle. Même si le taux de propagation a fait un petit rebond fin avril, les chiffres évoluent maintenant positivement. Le déconfinement peut donc se poursuivre. Certains hôtels et restaurants vont pouvoir rouvrir avant la fin du mois.

Au Danemark, la première étape de déconfinement qui a eu lieu le 15 avril a provoqué une petite hausse du nombre de cas infectés. Les chiffres se sont cependant très rapidement stabilisés par la suite. Là aussi, pas de retour en arrière sur le déconfinement.

Pas de risque de seconde vague

Les retours positifs des expériences de nos voisins peuvent nous rassurer sur la suite des événements. Un déconfinement progressif semble être la clef pour éviter une seconde vague. Rappelons toutefois que les trois pays précités n’ont pas connu notre situation, celle de la France, l’Italie ou encore l’Espagne.

Mais les pays d’Asie ne semblent pas non plus avoir connu de véritables secondes vagues. La Chine, Singapour ou même la Corée du Sud ont vu le nombre de cas augmenter à nouveau quand ils ont assoupli leur confinement. Mais il s’agissait principalement de cas ‘importés’, c’est-à-dire des personnes venues de l’étranger. Ils ont été rapidement interceptés et n’ont pas provoqué une deuxième épidémie.

Et la Belgique?

En Belgique, il est trop tôt pour mesurer les effets de la première phase de déconfinement. Il faut en effet 5 à 6 jours pour que les premiers symptômes grippaux se déclarent. Il n’y a donc pas moyen de savoir si le nombre de contaminations est en hausse ou si la situation est stable.

Nous devons donc rester prudents. L’Allemagne, l’Autriche et le Danemark ont laissé plus de deux semaines entre les phases de déconfinement. En Belgique, il n’y a qu’une semaine, ce qui ne laisse pas le temps de vérifier si la maladie reste sous contrôle.

En outre, les mesures de protection sanitaires doivent toujours être respectées. Selon les autorités autrichiennes et allemandes, c’est parce que les citoyens se sont comportés de manière responsable en respectant les distances sociales que l’épidémie est aujourd’hui sous contrôle.