Les pétroliers irakiens sont autorisés à traverser le détroit d’Ormuz, selon le président irakien


Principaux renseignements

  • L’Irak cherche à adopter une position neutre pour éviter d’être pris en otage par les rivalités entre les États-Unis et l’Iran.
  • Le contrôle par l’État de l’ensemble de l’arsenal militaire reste une priorité essentielle en matière de sécurité nationale.
  • Les forces de la coalition se retireront d’ici le 30 septembre, l’Irak affirmant sa souveraineté.

Lors de la huitième conférence du Dialogue de Bagdad, le président irakien Nizar Amidi a abordé plusieurs questions nationales et internationales importantes. Selon lui, certains pétroliers transportant du pétrole brut irakien bénéficient d’une assistance pour traverser le détroit d’Ormuz. Il a souligné que l’Irak, ne disposant pas de sa propre flotte de pétroliers, est vulnérable aux perturbations sur ce corridor stratégique. Une situation qui, selon lui, a des répercussions économiques à l’échelle mondiale.

Les rivalités géopolitiques

En matière de politique étrangère, Amidi a souligné la volonté de l’Irak de rester neutre dans les tensions entre les États-Unis et l’Iran. Il a décrit son pays comme l’une des principales victimes de cette rivalité. Le président a également exprimé sa conviction que Washington aspire à une solution diplomatique avec Téhéran afin de mettre fin aux hostilités. Au cours de son discours, Amidi a réaffirmé que l’Irak n’autoriserait aucun pays à utiliser son territoire comme base pour mener des actions agressives contre d’autres États.

Le retrait des forces étrangères

En ce qui concerne la présence des troupes étrangères, le président a déclaré que la coalition dirigée par les États-Unis n’était plus nécessaire. Celle-ci était intervenue à l’invitation de Bagdad pour lutter contre l’État islamique. Il a confirmé qu’ils quitteraient leur poste le 30 septembre.
Selon le président, l’Irak donne la priorité à ses propres intérêts souverains et à sa stabilité, et la paix régionale est impossible sans un Irak sûr.

Diplomatie régionale

Ces remarques font suite à une récente demande diplomatique formulée lors d’une visite du président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Qalibaf. Bagdad avait alors exhorté Téhéran à accorder un statut spécial aux transports de pétrole irakiens afin d’éviter toute interruption des exportations. Les discussions plus générales ont eu lieu lors d’un sommet réunissant des diplomates, des universitaires et des dirigeants politiques, consacré aux obstacles sécuritaires et économiques auxquels la région est confrontée. (ev)

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