Principaux renseignements
- Le ministère américain de l’Énergie investit 500 millions de dollars (427 millions d’euros) afin de garantir la production nationale de minéraux destinés aux batteries.
- Sept entreprises spécialisées vont extraire du lithium, raffiner du cobalt et recycler des composants de batteries.
- Cette initiative réduit la dépendance vis-à-vis des importations chinoises et renforce ainsi la sécurité nationale.
Dans le but de faire des États-Unis un leader mondial dans la production de minéraux et de réduire la dépendance vis-à-vis des importations chinoises, le ministère américain de l’Énergie distribue 500 millions de dollars (427 millions d’euros) de subventions à sept entreprises. Ces fonds seront consacrés au développement de projets nationaux liés aux batteries et à l’extraction de minéraux critiques tels que le cobalt et le lithium. C’est ce qu’indique Reuters.
Cette initiative s’inscrit dans l’objectif du président Donald Trump de mettre en place une chaîne d’approvisionnement nationale résiliente. Selon le gouvernement, les tensions géopolitiques avec l’Iran ont rendu cette ambition d’autant plus urgente, car elles ont mis en lumière d’éventuelles vulnérabilités au sein du complexe militaro-industriel américain.
Investissements dans la production de lithium
Selon Audrey Robertson, secrétaire adjointe au ministère de l’Énergie, les entreprises sélectionnées ont été choisies parmi des centaines de candidats en fonction de leur potentiel à apporter la plus grande valeur ajoutée à l’infrastructure nationale des batteries.
L’un des principaux bénéficiaires est Lilac Solutions, qui reçoit 100 millions de dollars (85 millions d’euros) pour la construction d’une usine d’extraction de lithium au bord du Grand Lac Salé, dans l’Utah. Avec le soutien de BMW, l’entreprise prévoit de produire 5 000 tonnes de ce métal par an à partir de 2028.
Recyclage des batteries
Par ailleurs, Jervois devrait recevoir 100 millions de dollars (85 millions d’euros) pour la construction de la seule raffinerie de cobalt aux États-Unis. Malgré les récentes difficultés financières de l’entreprise et son passage à la propriété privée, le gouvernement considère cette installation comme essentielle pour l’électronique et les armes de défense, avec la possibilité, à terme, de traiter également des minéraux des grands fonds marins.
Une somme supplémentaire de 100 millions de dollars (85 millions d’euros) est destinée à Nth Cycle, une entreprise spécialisée dans le recyclage de la « masse noire » issue des vieilles batteries. Cet investissement coïncide avec une récente interdiction gouvernementale d’exporter ce type de matériaux. Le gouvernement entend ainsi empêcher que des matières premières minérales recyclables ne quittent le pays.
Innovation dans les composants de batteries
Les 150 millions de dollars restants (128 millions d’euros) seront répartis à parts égales entre trois autres entreprises innovantes. Princeton NuEnergy se concentrera sur le retraitement des composants cathodiques, Arcanum Ventures produira des produits chimiques électrolytiques et Coreshell Technologies travaillera au remplacement des anodes en graphite standard par des alternatives à base de silicium.
Ces subventions s’inscrivent dans la continuité du soutien gouvernemental apporté précédemment à d’autres entreprises spécialisées dans le lithium, telles que Standard Lithium, ioneer et Lithium Americas. (lv)
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