Les jeunes manquent d’originalité quand ils pensent à leur futur métier, s’inquiète l’OCDE

(Isopix)

Les ambitions des jeunes concernant leur futur travail ne se sont pas fortement diversifiées. Et cela inquiète l’OCDE. Plus de la moitié des jeunes de 15 ans se contentent d’un des 10 métiers les plus populaires.

Depuis les années 2000, les nouvelles technologies ont révolutionné notre mode de vie. Et de nombreux métiers ont vu le jour grâce à eux. Cependant, les adolescents, citoyens ultra connectés, ne se rendent pas compte des possibilités de travail dans le numérique.

Demandez à un jeune de 15 ans ce qu’il veut faire plus tard. Il y a de grandes chances qu’il vous cite un des 10 métiers les plus populaires. Cette liste comprend le travail de médecin, enseignant, manager, ingénieur, avocat, policier, informaticien, infirmier, designer ou psychologue. Ces métiers traditionnels sont même d’avantage privilégiés par les adolescents que lors de l’année 2000 selon une étude de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

47 % des garçons et 53 % des filles des 41 pays interrogés pensent travailler dans l’une de ces 10 branches quand ils auront 30 ans. Comparé aux chiffres de 2000, les jeunes semblent manquer d’imagination pour leur avenir.

OCDE

La Belgique est dans la moyenne avec 45 % des garçons et 53 % des filles qui rêvent d’un de ces métiers.

Conditionnement socio-économique

L’origine socio-économique des jeunes impactent fortement leur rêve de carrière. Les adolescents les plus défavorisés auront une vision encore plus restreinte de leur avenir. C’est la même chose pour ceux qui ont obtenu de faibles résultats aux tests Pisa en sciences, mathématique et lecture. Et malheureusement, les deux facteurs sont souvent liés.

Le conditionnement socio-économique va au-delà des résultats. Un jeune défavorisé qui montrent de très bons résultats et n’a donc pas à douter de ses compétences va quand même se limiter dans ses choix de carrière par rapport à un jeune qui réussit tout aussi bien mais qui a une meilleure situation socio-économique.

Mieux informer sur les possibilités de carrière

L’OCDE insiste sur le rôle des établissements scolaires pour aider à la coordination professionnelle des élèves. 20 % des jeunes des pays de l’OCDE ne savent pas exactement quelles sont les études menant la carrière de leurs rêves.

Pour l’organisation, les conseillers d’orientation sont primordiaux pour diriger l’élève vers un métier qui lui correspond. Malheureusement, ils ne sont parfois pas assez sollicités. Alors qu’au Danemark par exemple, 80 % des étudiants ont la possibilité d’en rencontrer un, ce pourcentage n’est que de 25 % en Belgique.

Un conseiller peut entre autres guider l’élève vers des métiers en pénurie pour lui donner plus de chance de trouver un travail. En Allemagne où le système de formation professionnelle est performant et bien établi, les jeunes ont beaucoup plus conscience des demandes sur le marché du travail. Leurs aspirations professionnelles sont donc beaucoup plus diversifiées.

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