Les États-Unis autorisent finalement une 3e dose de vaccin, malgré la demande de moratoire de l’OMS

Certains Américains immunodéprimés pourront obtenir – légalement – une troisième dose de vaccin, afin d’être mieux protégés contre le coronavirus et ses variants.

Pourquoi est-ce important ?

En raison de leur système immunitaire affaibli, certaines personnes souffrant de maladie ou ayant subi une greffe d'organe ne sont pas en mesure de produire une réponse immunitaire suffisante contre le virus avec seulement deux doses de vaccins. Dans leur cas, une troisième est nécessaire, selon certains scientifiques.

Les États-Unis se sont finalement rangés du côté du Royaume-Uni et d’Israël, concernant l’utilité d’une troisième dose de vaccin contre le Covid-19. Après avoir hésité pendant un long moment, la Food and Drug Administration américaine (FDA) a en effet autorisé l’administration d’une dose de rappel pour certaines personnes immunodéprimées.

La propagation du variant Delta, beaucoup plus contagieux que le virus « standard », dans le pays a certainement joué dans la balance pour autoriser l’administration d’une troisième dose.

Seuls « les receveurs d’une greffe d’organe solide ou ceux qui sont diagnostiqués avec des conditions considérées comme ayant un niveau équivalent d’immunodépression » seront autorisés à recevoir une dose de rappel, précise la FDA. Cela comprend à la fois les personnes séropositives, qui suivent un traitement contre le cancer ou ayant reçu une greffe d’organe. « Les autres personnes entièrement vaccinées n’ont pas besoin d’une dose de vaccin supplémentaire pour le moment », précise également la FDA.

Cette dose de rappel doit être administrée au moins 28 jours après l’administration de la seconde du vaccin Pfizer ou Moderna.

La décision de la FDA est importante et intervient quelques jours à peine après que l’OMS a demandé un moratoire sur les doses de rappels aux pays riches, afin que les pays au faible revenu aient une chance d’obtenir suffisamment de vaccins pour leur population. Une demande que les États-Unis avaient qualifiée de « fausse alternative » puisque cela signifiait, selon la porte-parole de la Maison Blanche, devoir faire un choix entre vacciner sa population ou faire un don à des pays pauvres.

Selon les Centres de prévention et de lutte contre les maladies (CDC), plus d’un million d’Américains auraient toute fois déjà reçu une 3e dose de vaccin non autorisée.

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