Les cours du pétrole grimpent après de nouveaux affrontement entre les États-Unis et l’Iran dans le détroit d’Ormuz


Principaux renseignements

  • L’escalade des tensions entre les États-Unis et l’Iran dans le détroit d’Ormuz a fait grimper les cours du pétrole sur les marchés asiatiques.
  • Les négociants en pétrole ont réagi avec prudence à cet incident, craignant des perturbations potentielles des livraisons d’énergie via cette voie commerciale cruciale.
  • Malgré des versions contradictoires concernant cet affrontement, le fragile cessez-le-feu reste en vigueur tandis que les négociations entre les États-Unis et l’Iran se poursuivent.

Les cours du pétrole affichent une tendance volatile sur les marchés asiatiques vendredi, à la suite d’un échange de tirs entre les États-Unis et l’Iran dans le détroit d’Ormuz, d’importance stratégique. L’armée américaine a déclaré avoir intercepté ce qu’elle a qualifié d’attaques iraniennes « non provoquées », comprenant des missiles, des drones et des petits bateaux. En réponse, les États-Unis ont mené des frappes d’autodéfense alors que leurs navires quittaient le golfe en passant par le détroit.

Réaction des marchés

Le Brent, principale référence mondiale du pétrole, a progressé de 0,54 pour cent à 10 h 30 environ, pour s’établir à 100,60 dollars le baril, soit un léger recul par rapport à une hausse antérieure de plus de 2 pour cent. Le pétrole WTI, négocié aux États-Unis, a quant à lui enregistré une baisse de 0,21 pour cent pour atteindre 94,61 dollars le baril.

Malgré cet incident, le président Donald Trump a affirmé que le cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran, initialement prolongé indéfiniment pour faciliter les pourparlers de paix, restait en vigueur. Il a souligné que les négociations avec l’Iran se poursuivaient et a réitéré la demande de Washington pour que Téhéran renonce définitivement à ses ambitions nucléaires.

Inquiétudes concernant les perturbations de l’approvisionnement

Les experts attribuent la hausse des prix du pétrole aux inquiétudes concernant d’éventuelles perturbations des livraisons d’énergie via le détroit d’Ormuz, une voie commerciale cruciale. Ils soulignent la fragilité du cessez-le-feu, malgré les assurances données par les deux parties, ce qui conduit les traders à réagir avec prudence.

Le président Trump a révélé que trois destroyers américains avaient été impliqués dans le récent affrontement. Il a affirmé sur les réseaux sociaux que plusieurs petits bateaux iraniens avaient été « complètement détruits » et que les missiles visant les navires américains avaient été « facilement interceptés ».

Versions contradictoires

À l’inverse, l’armée iranienne a accusé les États-Unis d’avoir violé le cessez-le-feu en prenant pour cible ses navires, dont un pétrolier, qui se dirigeaient vers le détroit d’Ormuz. Elle a affirmé que des « attaques aériennes » le long du littoral près du détroit avaient poussé les forces iraniennes à riposter contre les navires militaires américains, leur infligeant des « dégâts importants ». L’armée américaine a nié que ses navires aient été touchés et a déclaré qu’elle ne cherchait pas à aggraver la situation.

Des informations ultérieures relayées par les médias d’État iraniens ont indiqué que la situation était revenue à la normale. Le président Trump a qualifié les frappes contre l’Iran de « simple petite tape amicale ». Plus tôt dans la semaine, il avait prédit une conclusion rapide du conflit, qui a débuté le 28 février avec des attaques américano-israéliennes contre l’Iran, affirmant que Washington faisait pression pour établir un cadre de négociations plus détaillées avec Téhéran. (fc)

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