Principaux renseignements
- Les cours du pétrole ont chuté après que les États-Unis et l’Iran se sont mis d’accord pour rouvrir le détroit d’Ormuz.
- Cet accord prévoit le déblocage de fonds gelés et la levée des sanctions en échange du désarmement nucléaire de l’Iran.
- Les excédents à venir menacent les marchés mondiaux malgré les prévisions de consommation optimistes de l’OPEP.
Les cours du pétrole brut ont baissé, à la suite d’un accord officiel entre les États-Unis et l’Iran visant à rouvrir le détroit d’Ormuz. À 10 h 38, le prix du Brent a baissé à 78,08 dollars le baril, tandis que le WTI s’établissait à 75,04 dollars.
Conditions de l’accord
L’accord, approuvé par les présidents des deux nations, prolonge le cessez-le-feu actuel de deux mois afin de permettre une résolution à long terme.
Les principales clauses prévoient la réouverture de cette voie navigable stratégique, le déblocage des fonds iraniens gelés et la levée des sanctions américaines. En échange, Téhéran s’est engagé à renoncer à ses ambitions en matière d’armes nucléaires. Le président Trump a toutefois affiché une position ferme lors du sommet du G7, avertissant que les États-Unis reprendraient leurs frappes militaires si l’Iran venait à enfreindre les termes de l’accord.
Fluctuations des prix
Le recul contredit les prévisions antérieures des experts, selon lesquelles les prix pourraient atteindre 200 dollars le baril à mesure que les tensions s’intensifiaient. Au contraire, les cours ont chuté de plus de 35 pour cent au cours du dernier mois.
Certains observateurs suggèrent que cela reflète une plus grande tolérance du marché à la volatilité géopolitique, à l’instar de la réaction observée au début de la guerre en Ukraine. À l’inverse, d’autres se demandent si les investisseurs ne font pas preuve d’un optimisme excessif quant à la pérennité de l’accord actuel.
Approvisionnement mondiale
Les données de Kpler indiquent une accumulation importante de pétrole en attente de transport depuis le Golfe, totalisant environ 90 millions de barils de brut non iranien et 70 millions de barils de pétrole iranien. Cette accumulation est encore confirmée par le fait que les contrats à terme de Dubaï et de Murban sont entrés en situation de contango, où les prix à court terme sont inférieurs aux coûts de livraison futurs. Les investisseurs se concentrent désormais sur le volume réel de pétrole – en particulier les livraisons iraniennes précédemment soumises à des sanctions – qui réintègre la chaîne d’approvisionnement mondiale.
À plus long terme, l’AIE a publié des prévisions pessimistes, suggérant que la production pourrait dépasser la demande d’ici 2027, entraînant une surabondance substantielle. Cette perspective s’oppose aux projections plus optimistes de l’OPEP, qui anticipent une hausse de la consommation mondiale l’année prochaine.
(at)
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