Principaux renseignements
- Une délégation des talibans se trouve à Bruxelles à l’invitation de la Commission européenne afin de discuter du rapatriement des réfugiés afghans.
- Le ministre des Affaires étrangères, Maxime Prévot, s’oppose à la visite des talibans à Bruxelles, mais ne peut légalement l’empêcher.
- La Belgique est tenue d’autoriser la délégation à se rendre à Bruxelles, car la ville est le siège d’organisations internationales.
Le ministre belge des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a exprimé son désaccord personnel concernant la décision de la Commission européenne de convoquer une délégation talibane à Bruxelles. C’est ce qu’indique Belga. Malgré ses objections, Prévot a précisé que le gouvernement belge n’était pas en mesure d’empêcher cette visite d’avoir lieu.
Repatriation
S’adressant mercredi à la commission des relations extérieures, le ministre a répondu aux questions concernant les visas accordés aux visiteurs. La Commission européenne a sollicité la présence de ce groupe de cinq membres afin de discuter du rapatriement des réfugiés afghans.
Prévot a confirmé que les demandes de visa de tous les représentants avaient été reçues et que des contrôles de sécurité avaient été effectués après la transmission de leurs noms par la Commission.
Contraintes diplomatiques
Cette visite a suscité une vive polémique, car la communauté internationale ne reconnaît pas les talibans comme le gouvernement légitime de l’Afghanistan. Prévot a déclaré aux parlementaires que, bien qu’il rejette personnellement cette invitation et insiste sur le fait que la Belgique ne reconnaîtra pas officiellement ce régime, le pays doit respecter sa politique relative aux sièges internationaux.
Il a expliqué que s’ingérer dans le processus d’invitation des organisations internationales basées à Bruxelles pourrait compromettre le statut de la ville en tant que pôle diplomatique mondial.
Préoccupations en matière de droits de l’homme
Cette arrivée prévue a déclenché des manifestations de la part de groupes de la diaspora afghane et d’organisations de défense des droits de l’homme, telles qu’Amnesty International. Ces organisations font valoir que toute interaction avec les talibans confère une légitimité à un régime responsable de graves violations des droits de l’homme depuis sa prise de pouvoir en 2021. (fc)
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