Principaux renseignements
- Les États-Unis et l’Iran ont signé un cessez-le-feu de 60 jours en vue de conclure un traité de paix permanent.
- L’Iran a obtenu un allègement des sanctions et des fonds pour la reconstruction tout en conservant son programme de missiles.
- Donald Trump a menacé de relancer des campagnes de bombardements si l’Iran venait à violer l’accord.
Les présidents des États-Unis et de l’Iran ont officiellement conclu un cessez-le-feu temporaire afin de mettre un terme à leur conflit en cours. Alors que le mémorandum numérique, signé par Donald Trump et Masoud Pezeshkian, est désormais en vigueur, le président Trump a maintenu un ton ferme, avertissant que les États-Unis reprendraient des campagnes de bombardements intensifs et cibleraient les dirigeants iraniens si Téhéran venait à enfreindre les termes de l’accord.
Principaux termes
Le pacte provisoire en 14 points, qui prolonge de 60 jours un précédent cessez-le-feu, vise à faciliter la conclusion d’un traité de paix permanent. Parmi ses principales dispositions figurent la cessation des hostilités sur tous les fronts – y compris au Liban – , la levée des blocus américains sur les ports iraniens et le rétablissement de la liberté de transit maritime dans le détroit d’Ormuz.
En outre, l’accord prévoit la levée des sanctions américaines, le déblocage des avoirs iraniens gelés et la création d’un fonds de 300 milliards de dollars (environ 260,6 milliards d’euros) destiné à aider à la reconstruction de l’Iran.
Bénéfice iranien
D’un point de vue stratégique, l’Iran semble avoir obtenu des gains significatifs. Le négociateur en chef, Mohammad Baqer Qalibaf, a affirmé que la diplomatie avait permis d’obtenir bien plus que la force militaire n’aurait jamais pu le faire. Malgré l’attaque initiale menée par les États-Unis en février, qui a coûté la vie au Guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, ainsi qu’à d’autres généraux de haut rang, le gouvernement iranien reste intact.
Téhéran n’a pas démantelé son programme de missiles balistiques ni cessé de soutenir des groupes tels que le Hezbollah. Le président Trump a notamment modifié sa position concernant ces missiles, suggérant qu’il serait inéquitable de priver l’Iran d’un armement que d’autres nations possèdent.
Contrôle nucléaire
En ce qui concerne ses ambitions nucléaires, l’Iran a réaffirmé son engagement à ne pas développer d’armes atomiques et a accepté que l’Agence internationale de l’énergie atomique supervise le « dilutage » de ses stocks d’uranium enrichi. Alors que Trump avait insisté pour que ces matières soient retirées du pays, l’Iran a réussi à bloquer cette exigence.
Réactions
Les réactions géopolitiques ont été mitigées. Les dirigeants du G7 ont exprimé leur soutien à l’accord lors de leur sommet en France. Cependant, certains alliés européens restent sceptiques, soulignant que l’Iran pourrait avoir gagné en influence en survivant à l’offensive américaine.
Parallèlement, les marchés pétroliers ont réagi par une forte volatilité. Les cours du Brent ont d’abord chuté en raison de la perspective d’une réouverture des voies maritimes, mais ont de nouveau grimpé à la suite des menaces de Trump d’une reprise des violences.
Conflit en cours au Liban
Les tensions restent vives au Liban, où l’accord prévoit un cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah. Le président Trump a formulé une critique modérée à l’encontre du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, suggérant une approche plus modérée des opérations militaires au Liban.
Malgré cela, les violences se sont poursuivies, avec des informations faisant état de frappes aériennes israéliennes sur des villes du sud du Liban et d’attaques de représailles menées par le Hezbollah à l’aide de drones.
(at)
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