Les Belges, persona non grata en Finlande et en Grèce

(EPA/MICHAEL REYNOLDS)

La Finlande a interdit depuis lundi l’entrée sur son territoire aux Belges, tandis que la Grèce impose une quarantaine. Les Affaires étrangères belges interdisent en outre les voyages vers Aberdeen en Écosse.

La liste des pays où les Belges peuvent circuler librement (en vert) se raccourcit de plus en plus. En cause : de nouveaux foyers à l’étranger, mais surtout la seconde vague en Belgique annoncée par les épidémiologistes.

De nombreux pays de l’Union européenne se basent en effet sur les chiffres annoncés à l’étranger pour restreindre l’entrée sur leur territoire à certaines nationalités. L’augmentation du nombre de cas en Belgique inquiète donc nos voisins. Ainsi le Royaume-Uni et la Grèce imposent maintenant une quarantaine à tous les voyageurs belges. La Finlande fait plus fort en interdisant complètement l’entrée sur son territoire. Seuls les voyages d’affaires, les visites familiales et les étudiants sont autorisés à franchir la frontière, mais devront obligatoirement rester en quarantaine à leur arrivée.

Ces pays s’ajoutent à la longue liste des destinations avec restrictions : Chypre, le Danemark, l’Estonie, la Grèce, l’Irlande, l’Islande, la Lettonie, la Norvège, le Royaume-Uni et la Slovénie. Tous imposent une quarantaine et/ou un test négatif.

La Belgique l’a bien cherché ?

Pour de nombreuses personnes, les pays européens rendent à la Belgique la monnaie de sa pièce. À force d’interdire les voyages vers de multiples destinations, sans, parfois, de justification, il est normal que certains États décident eux aussi de refuser les Belges.

Certes, le nombre de cas de covid-19 augmente en Belgique depuis plus de trois semaines. Et cela inquiète logiquement les autres pays, ce qui les pousse à prendre de telles décisions.

Toutefois, la Belgique a adopté une vision bien particulière pour éviter les cas importés. Au lieu d’interdire l’entrée à certaines nationalités, elle interdit de multiples destinations à ses concitoyens. Ainsi, ce n’est pas le tourisme belge qui est impacté, mais celui des autres pays. Cette politique a été décriée à plusieurs reprises, notamment par la Suisse lorsque les cantons du Valais et du Vaud ont été placés en zone rouge, alors que le nombre de cas était minime.