Le Vlaams Belang réclame l’exclusion de l’Espagne de l’espace Schengen après l’assaut de Ceuta


Principaux renseignements

  • Tom Vandendriessche (Vlaams Belang) exige l’exclusion de l’Espagne de l’espace Schengen en raison de la crise migratoire à Ceuta.
  • Selon ce parti, la politique d’ouverture des frontières et les campagnes de régularisation mettent en danger la sécurité européenne.
  • L’Italie et la Finlande avaient déjà formulé une demande similaire auparavant.

Tom Vandendriessche, chef du groupe Vlaams Belang au Parlement européen, réclame l’exclusion de l’Espagne de l’espace Schengen à la suite d’une crise migratoire à Ceuta. Cette demande fait suite à la tentative d’environ 49 000 migrants de pénétrer dans l’enclave espagnole depuis le Maroc, qui a fait au moins quinze morts et nécessité une intervention militaire pour rétablir la stabilité.

Critiques politiques

Vandendriessche affirme que le gouvernement de gauche dirigé par Pedro Sánchez met en péril la sécurité européenne en maintenant des frontières ouvertes et en sapant les efforts de rapatriement. Il pointe notamment du doigt une vaste campagne de régularisation qui a vu le nombre de demandes grimper à 1,2 million, affirmant que de telles politiques agissent comme un appât pour les migrants à travers toute l’Afrique. En outre, il note qu’un récent arrêt de la Cour suprême espagnole interdisant les refoulements a privé le gouvernement de sa capacité à empêcher les entrées illégales, faisant ainsi des titres de séjour espagnols un fardeau pour le reste de l’UE.

Pressions européennes et tensions politiques

Le représentant du Vlaams Belang a souligné que ce qui est perçu comme un sabotage des contrôles aux frontières par l’Espagne a atteint un point tel que même le gouvernement italien envisage de suspendre le statut Schengen de l’Espagne.

En revanche, il a critiqué le gouvernement De Wever pour son silence sur la question et a condamné les socialistes pour leur opposition aux réglementations en matière de retour.

Relations tendues avec le Maroc

Vandendriessche a également pointé du doigt les relations de la Belgique avec le Maroc, les qualifiant de contradictoires. Alors que le gouvernement considère le Maroc comme un allié stratégique de l’OTAN, il affirme que ce pays utilise l’immigration comme un moyen de chantage et refuse d’accueillir les criminels expulsés. Il a souligné un écart flagrant dans les chiffres relatifs aux rapatriements, notant que le Maroc n’avait accepté que 391 migrants en situation irrégulière sur plus de 4 400 en 2025, alors qu’il reçoit des millions d’aide au développement de la part de la Belgique et de l’UE.

En conséquence, le chef du parti exige l’arrêt immédiat de la délivrance de visas et de l’aide financière au Maroc, ainsi que l’expulsion de l’Espagne de l’espace Schengen. Il insiste pour qu’aucun autre financement ni visa ne soit accordé tant que les accords de rapatriement ne seront pas pleinement respectés. (fc)

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