Le salon de l’auto s’ouvre dans la tourmente: la Febiac dénonce le ‘car bashing’

La 98e édition salon de l’auto (Brussels Motor Show) a été officiellement inaugurée jeudi à 15h00 par la princesse Astrid, en présence notamment de la Première ministre Sophie Wilmès, du ministre fédéral de la Mobilité François Bellot et du bourgmestre de la Ville de Bruxelles Philippe Close.

Dans son discours, le ministre Bellot a appelé à ne pas opposer les différents moyens de transports. Le président de la Febiac, Philippe Dehennin, a par contre fustigé le ‘car bashing’.

‘En matière de mobilité, il y a indéniablement certains progrès enregistrés. Mais je ne suis pas naïf sur le fait que, culturellement, le Belge prendra du temps avant de lâcher sa voiture pour d’autres modes de transport, comme en atteste le volume des ventes de véhicules neufs quasiment au plus haut depuis 10 ans’, a fait remarquer François Bellot.

‘Aider chacun d’entre nous à passer le cap d’une autre mobilité ne doit pas se faire dans une opposition entre modes de transport mais plutôt en améliorant la collaboration au sein de l’ensemble du système de mobilité’, a-t-il fait valoir. ‘Osons atteindre nos objectifs en partenariat avec les différents acteurs de l’automobilité. Arrêtons de nous voiler la face en considérant le secteur automobile responsable de tous les maux.’

‘Attaques répétées’

Le président de la Febiac (Fédération Belge de l’Automobile & du Cycle) Philippe Dehennin a de son coté fustigé les ‘attaques répétées’ dont le secteur automobile fait l’objet, alors que plusieurs organisations environnementales réclament la limitation voire l’interdiction de la publicité pour les voitures.

‘550.000 Belges et 55.000 Luxembourgeois ont pris possession d’une voiture neuve en 2019, et ce malgré le ‘car bashing », a lancé l’organisateur du salon de l’auto. ‘Certains partis pris et certaines ONG ne cachent pas de vouloir prendre le contrôle de la pensée et du comportement des gens. Le secteur automobile n’a aucune raison d’être injurié en permanence, alors que nous sommes celui qui développons les options les plus agressives en matière de décarbonisation et de digitalisation.’

Et de conclure : ‘la confiance du consommateur ne n’est pas démentie.’

De leur côté, plusieurs associations ( Gracq les cyclistes quotidiens, Bruxsel’Air, Extinction Rebellion…) rassemblées sous le slogan #BoycottAutosalon se rendront au salon en vélo. Leur principale revendication: la suppression, ‘au mieux’ de toute publicité pour les voitures.

Mobilité douce: en hausse, petit à petit

Le palais consacré à la mobilité douce et partagée #wearemobility prend cette année une place plus importante au salon de l’auto qui ouvre ses portes jeudi à la presse à Bruxelles. Il occupe désormais une place centrale dans le patio et est ouvert pendant toute la durée du salon.

Alors que les constructeurs automobiles réduisent la surface de leurs stands, avec pour conséquence une diminution de la surface globale du salon de l’auto de 110.000 mètres carrés en 2019 à 95.000 mètres carrés cette année, le salon #wearemobility gagne en visibilité. Lors des deux premières éditions, l’exposition se trouvait en effet dans le discret Palais 10 pour une période limitée.

‘Dix jours durant, les multiples facettes de la micro-mobilité et de la mobilité partagée y seront présentées aux visiteurs », annonce la Febiac, qui se dit « bien décidée à promouvoir ces nouveaux concepts de mobilité douce et/ou partagée.’

Une trentaine d’exposants sont réunis autour d’une piste d’essai qui permettra au public de se familiariser avec le maniement des trottinettes électriques, vélos électriques, steps et mono-roues.

Des ‘ambassadeurs’ de #WeAreMobility proposeront en outre aux visiteurs du Brussels Motor Show de participer à un ‘Mobility Scan’, qui les sensibilisera sur la manière avec laquelle ils envisagent leurs déplacements.

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