Le loueur de voitures Hertz ne s’avoue pas vaincu si facilement

EPA

Après avoir frôlé une faillite imminente, la société de location de voitures a obtenu un délai de dernière minute de la part de ses créanciers. Mais il est encore trop tôt pour relâcher la pression.

Le loueur de voitures Hertz a annoncé mardi avoir obtenu auprès de ses prêteurs le report du remboursement d’une partie de sa dette. Celle-ci courait précédemment jusqu’au 4 mai mais le groupe américain a maintenant jusqu’au 22 de ce mois pour régler ses comptes. Soit une montagne de dette qui se hisse à… 17 milliards de dollars.

Hertz doit désormais entrer en phase de négociations avec ses créanciers pour fixer une stratégie prenant en compte l’impact économique de la pandémie et ses besoins de trésorerie, a déclaré la société.

Les mesures de restriction dans le monde entier font péniblement souffrir les entreprises de location de voitures. Celles-ci tirent traditionnellement deux tiers de leur chiffre d’affaires des aéroports, or ceux-ci tournent au ralenti partout dans le monde. Depuis février, l’action Hertz a ainsi perdu 80% de sa valeur.

Ces derniers mois, Hertz a donc procédé à des réductions de salaires au sein de son management. Et en avril, pas moins de 10.000 employés ont été licenciés chez Hertz Amérique du Nord. Pour savoir si le reste du personnel de la société sera mis à la porte, il faudra donc patienter encore 16 jours. L’horloge tourne…

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