Principaux renseignements
- Le durcissement de la réglementation a entraîné une baisse de 12 pour cent du nombre de demandes concernant des travailleurs non européens en Flandre.
- La hausse des frais et le durcissement des critères d’admission ont découragé les candidats ayant un niveau d’études secondaires.
- Le recrutement de professionnels hautement qualifiés reste stable malgré les mesures restrictives.
Une baisse du nombre de travailleurs non européens entrant en Flandre a été observée suite à l’introduction de réglementations plus rigoureuses en début d’année. Selon les données obtenues par De Tijd auprès de la ministre flamande de l’Emploi, Zuhal Demir (N-VA), on constate une baisse notable tant au niveau des demandes de permis que des admissions effectives.
Hausse des coûts
Entre janvier et juillet, la région a enregistré 4 125 demandes de main-d’œuvre étrangère, soit une baisse de près de 12 pour cent par rapport à la même période de l’année précédente.
Cette tendance s’explique par un alourdissement des formalités administratives et une hausse significative des frais de dossier, qui sont passés de 152 à 332 euros.
Durcissement des critères d’éligibilité
De plus, les critères d’éligibilité ont été renforcés. Les travailleurs non qualifiés originaires de pays hors UE sont désormais généralement exclus, à l’exception des emplois saisonniers dans des secteurs tels que l’horticulture ou l’agriculture.
Pour les personnes disposant de compétences de niveau intermédiaire, l’emploi n’est autorisé que si le poste figure sur la liste des professions en pénurie critique. Comme le souhaitait le ministre Demir, c’est au sein de ces catégories de compétences intermédiaires que la baisse la plus importante a été observée.
Stabilité chez les professionnels hautement qualifiés
En revanche, le volume de demandes émanant de professionnels hautement qualifiés est resté stable. Les personnes hautement qualifiées représentaient plus de 42 pour cent de l’ensemble des demandes au cours des sept premiers mois de l’année, soit une légère hausse par rapport aux 38 pour cent enregistrés au cours de la même période de l’année précédente.
Priorité à la main-d’œuvre locale
La ministre Demir estime que les mesures plus strictes produisent les résultats escomptés. Elle a souligné que les entreprises devaient donner la priorité à la main-d’œuvre flamande locale, en rappelant que 40 pour cent des chômeurs de la région sont peu qualifiés.
(at)
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