La Russie utilise de plus en plus souvent des drones Geran-4 et Geran-5, plus rapides et équipés de moteurs à réaction


Principaux renseignements

  • Les drones Geran-4 utilisent la vision par réseau neuronal pour identifier les cibles de manière autonome.
  • Le Geran-5 russe brouille la frontière entre les drones kamikazes et les missiles de croisière.
  • La vitesse accrue offerte par les réacteurs met à rude épreuve les défenses aériennes ukrainiennes existantes.

L’introduction des drones à réaction Geran-4 et Geran-5 devrait accentuer la pression sur les systèmes de défense aérienne ukrainiens.

Geran-4

Selon le colonel à la retraite et expert militaire Mikhaïl Khodarenok, le Geran-4 a déjà été déployé en situation de combat réel.

Ce modèle est nettement plus rapide que ses prédécesseurs, ce qui complique les efforts d’interception, d’autant plus que l’Ukraine pourrait ne pas disposer d’un armement suffisant conçu pour neutraliser des cibles présentant ces caractéristiques de vol spécifiques.

Capacités de ciblage autonomes

L’une des caractéristiques marquantes du Geran-4 réside dans ses capacités avancées de ciblage autonome. Grâce à un système de vision artificielle basé sur un réseau neuronal, le drone est capable d’identifier et d’acquérir de manière indépendante des cibles lors de son approche finale. Cette technologie permet à l’appareil de faire la distinction entre les structures civiles et les installations militaires en se référant à des signatures de cibles préenregistrées.

La puissance du Geran-5

Par ailleurs, la Russie développe actuellement le Geran-5, un modèle plus imposant et de conception radicalement différente. Mesurant environ six mètres de long pour une envergure de 5,5 mètres, ce drone fonctionne davantage comme un missile de croisière miniature que comme un drone traditionnel.

Il est équipé d’un turboréacteur de fabrication russe, ce qui lui permet de maintenir des vitesses comprises entre 450 et 600 km/h. Avec une charge utile de 90 kilogrammes et une portée d’environ 1 000 kilomètres, ce modèle est conçu pour potentiellement neutraliser les moyens de défense restants.

Nouveau design

Alors que le Geran-4 conserve la forme en aile delta des modèles antérieurs basés sur le Shahed — utilisant un turboréacteur chinois pour atteindre une vitesse de 320 km/h et une portée de 770 kilomètres —, le Geran-5 adopte une configuration conventionnelle avec un fuselage et des ailes droites.

Ensemble, ces appareils plus rapides et volant à plus haute altitude visent à contourner l’artillerie mobile et les drones intercepteurs que l’Ukraine a déployés pour contrer les variantes plus lentes, propulsées par hélice.

La frontière entre drones et missiles s’estompe

L’évolution de ces systèmes met en évidence un écart qui se réduit entre les drones suicide à faible coût et les missiles de croisière classiques. Cependant, en l’absence de confirmations indépendantes concernant ces spécifications techniques, les rapports relatifs à leurs capacités opérationnelles exactes doivent être considérés avec prudence. (fc)

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