Principaux renseignements
- La VRT pourrait ouvrir son service de streaming VRT Max à d’autres médias locaux.
- Ce changement stratégique vise à lutter contre la baisse des recettes publicitaires et la concurrence mondiale croissante.
- Les modèles de plateforme ouverte donnent plus de moyens aux petits acteurs et préservent la créativité flamande.
Pour faire face à la diminution de ses ressources financières, la VRT étudie la possibilité d’autoriser d’autres médias locaux à utiliser son service de streaming, VRT Max. Lors d’une présentation du rapport annuel devant la commission des médias du Parlement flamand, le PDG Frederik Delaplace a souligné la situation précaire du paysage médiatique régional. Il a noté que l’augmentation des résiliations d’abonnements au câble et la migration des recettes publicitaires numériques vers les géants mondiaux de la technologie ont rendu de plus en plus difficile le financement des contenus locaux et le maintien de l’accessibilité des retransmissions sportives.
Une collaboration plus étroite avec d’autres organismes de presse flamands
Face à ces défis, la VRT entend collaborer plus étroitement avec d’autres entités médiatiques flamandes. M. Delaplace a confirmé que des discussions étaient déjà en cours avec des organisations telles que Mediahuis, Play et DPG Media.
L’une des stratégies proposées consiste en une approche commune de la publicité numérique via un système unifié. Par ailleurs, la VRT examine si VRT Max — actuellement la plateforme la plus dominante de la région — pourrait servir de support aux chaînes commerciales, aux médias régionaux, aux sociétés de production et à d’autres partenaires médiatiques publics.
Leçons tirées des modèles internationaux
L’objectif est de transformer ces discussions préliminaires en initiatives concrètes d’ici la fin de l’année, afin d’assurer un soutien à long terme à la créativité flamande et aux téléspectateurs.
Cette évolution vers un modèle de plateforme ouverte n’est pas sans précédent ; elle s’inspire des stratégies mises en œuvre par d’autres radiodiffuseurs publics. Par exemple, la RTBF francophone intègre des contenus provenant de partenaires de niche tels que Bruzz et LN24 via Auvio. De même, NPO Start aux Pays-Bas regroupe treize diffuseurs régionaux, et la plateforme française france.tv fait office de plaque tournante pour divers partenaires audiovisuels.
Défis pour les principaux concurrents
Si cet accord serait particulièrement avantageux pour les petits acteurs ne disposant pas de l’infrastructure nécessaire pour gérer leurs propres services de streaming, son attrait pour des concurrents majeurs comme VTM — qui exploite déjà une plateforme à succès — reste incertain.
La décision finale de ces grandes entités dépendra probablement des conditions commerciales spécifiques et des droits sur les données proposés par la VRT.
Soutien du ministre flamand des Médias
La proposition a reçu le soutien de Cieltje Van Achter, ministre flamande des Médias. Elle a déclaré que cette initiative s’inscrit dans les objectifs stratégiques de l’accord de gestion, qui encourage les acteurs locaux à s’unir pour mieux rivaliser avec les géants internationaux du streaming.
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(ns)

