Principaux renseignements
- La Russie a remplacé le drone Geran-3 par le Geran-4, plus rapide et plus puissant.
- Des vitesses plus élevées et des charges utiles plus lourdes privilégient l’impact destructeur au détriment de l’autonomie à longue portée.
- Des caméras intégrées permettent aux opérateurs de guider les cibles avec précision lors des attaques finales.
Moscou aurait cessé la fabrication du drone à réaction Geran-3 pour se concentrer sur l’augmentation de la production du Geran-4.
Vitesse contre autonomie
Ce revirement stratégique témoigne d’un effort plus large de l’armée russe pour faire évoluer et diversifier son parc de drones suicide à longue portée.
Alors que le modèle précédent, le Geran-3, pouvait parcourir jusqu’à 1 000 km à une vitesse de 300 km/h, le Geran-4 est conçu pour atteindre une vitesse nettement supérieure, qui atteindrait, selon certaines sources, 500 km/h. Cependant, ce gain de vitesse se fait au détriment de l’autonomie, son rayon d’action étant réduit à environ 550 km.
Charge explosive plus puissante
Au-delà de sa vitesse, le Geran-4 dispose d’une charge explosive plus puissante. On estime qu’il transporte entre 50 et 90 kg d’ogives, ce qui représente une augmentation notable par rapport à la capacité de 40 à 50 kg de son prédécesseur.
Cette combinaison de rapidité et de puissance destructrice accrue vise probablement à submerger les réseaux de défense ukrainiens.
Plus cher
Selon les estimations financières, le coût de chaque unité Geran-4 se situe entre 170 000 et 200 000 dollars (entre 150 000 et 175 000 euros environ). Bien que ce prix soit nettement plus élevé que celui des drones Shahed standard, cette hausse est attribuée à la propulsion à réaction sophistiquée et aux capacités améliorées de la plateforme.
Maniabilité et vitesse
De plus, le système est équipé d’une caméra intégrée et d’un système de pilotage manuel. Ces outils permettent aux opérateurs de modifier la trajectoire de vol lors de l’approche finale, ce qui facilite une sélection précise de la cible sur la base de données visuelles en temps réel.
En remplaçant le Geran-3 par le Geran-4, la Russie semble privilégier l’agilité et la vitesse en phase terminale plutôt que la portée à longue distance. En déployant des cibles plus rapides, elle cherche à réduire le délai de réaction des défenses aériennes et à rendre les interceptions plus difficiles. (fc)
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