La production pétrolière des Émirats arabes unis bondit de 80 pour cent après leur sortie de l’OPEP


Principaux renseignements

  • Les Émirats arabes unis ont fait bondir leur production de pétrole de 80 pour cent après leur sortie de l’OPEP.
  • L’offre excédentaire sur les marchés asiatiques a contraint l’Arabie saoudite à réduire fortement les prix du brut.
  • Les prévisions concernant la demande mondiale divergent, l’OPEP et l’AIE anticipant des tendances de croissance opposées.

Les Émirats arabes unis ont récemment notifié à l’OPEP une hausse massive de 80 pour cent de leur production pétrolière au cours du mois de juin. D’après un document mensuel examiné par Bloomberg, la production quotidienne d’Abou Dhabi a grimpé à 3,8 millions de barils, soit une augmentation de 1,71 million de barils par rapport aux chiffres de mai. Cette flambée s’est produite avant la récente escalade des tensions entre l’Iran et les États-Unis, qui a menacé la stabilité dans le golfe Persique. Par ailleurs, l’Agence internationale de l’énergie a fourni une estimation légèrement différente, suggérant que la production avait atteint un niveau record de 4,1 millions de barils par jour, soit une augmentation de 900 000 barils.

Les raisons de la hausse de la production

Cette hausse de la production est attribuée au retrait des Émirats arabes unis de l’OPEP début mai, une décision motivée par des désaccords de longue date concernant les quotas de production.

De plus, le pays a réussi à acheminer du pétrole via le détroit d’Ormuz malgré les conflits régionaux. Cet afflux de pétrole a entraîné une offre excédentaire sur les marchés asiatiques, contraignant l’Arabie saoudite à baisser les prix de son brut pour rester compétitive.

Les aspects logistiques du retrait de l’OPEP

Bien que les Émirats arabes unis aient officiellement quitté l’organisation le 1er mai, le bureau administratif de l’OPEP à Vienne continue de suivre et d’inclure les données du pays. Cela s’explique par les statuts de l’organisation, qui stipulent que le départ d’un membre n’est officialisé qu’au début de l’année civile suivante.

Avant ce départ, la production réelle des Émirats arabes unis faisait souvent l’objet de débats, avec des écarts significatifs entre les rapports officiels du gouvernement et les sources secondaires indépendantes. Par exemple, juste avant le conflit, l’AIE estimait la production à 3,64 millions de barils par jour, tandis que les consultants de l’OPEP l’évaluaient à 3,39 millions.

L’OPEP revoit à la baisse ses prévisions concernant la demande de pétrole

D’un point de vue plus général du marché, l’OPEP a revu à la baisse ses prévisions de croissance de la demande de pétrole pour 2026 à 800 000 barils par jour, ce qui correspond à une hausse modeste de 0,7 pour cent par rapport à 2025. Ces perspectives restent plus optimistes que celles de l’AIE, qui prévoit une baisse de la consommation mondiale de 1 million de barils par jour cette année en raison des perturbations liées à la guerre.

Par ailleurs, l’Arabie saoudite a fait état d’une reprise de sa propre production en juin, avec une augmentation de 561 000 barils pour atteindre un total quotidien de 7,122 millions, dont 6,637 millions de barils effectivement mis sur le marché.

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(ns)

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