La moitié des pays européens n’ont pas respecté la deadline de la campagne anti-blanchiment de l’UE

Isopix

La campagne anti-blanchiment de l’UE a pour but de connaître ceux qui se cachent derrière les entreprises fantômes utilisées pour les fraudes et le blanchiment d’argent. Cependant plus de la moitié des états membres n’ont pas respecté les délais.

Ces dernières années, les banques européennes ont été confrontées chacune à leur tour à des scandales de blanchiment d’argent. Cela a mis en lumière des lacunes dans la capacité de l’UE à se prémunir contre les transferts illégaux de capitaux.

Pour en renforcer la défense, l’Union européenne a voté la ‘cinquième directive anti-blanchiment’. Dans le programme, les pays membres avaient jusqu’au 10 janvier pour disposer d’une base de données publique reprenant tous les fondateurs, administrateurs et actionnaires de leurs sociétés.

Pour être plus précis, chaque pays doit créer un registre de toutes les personnes qui détiennent au minimum 25 % d’une entreprise. Pour les entreprises plus successibles de commettre une fraude, l’enregistrement doit être fait dès que les parts dépassent les 10 %. Les administrations auront ainsi un meilleur aperçu des personnes qui dirigent les entreprises du pays.

Plus de 50 % de mauvais élèves

La Belgique fait partie des bons élèves. Les Belges avaient jusqu’au 31 décembre pour enregistrer les propriétaires et les bénéficiaires des entreprises. Cette liste est essentielle pour le blanchiment d’argent. Une grande partie des fraudes financières se font par biais d’entreprise fantôme dont il est difficile d’en connaitre les leaders.

Malgré l’urgence imposée par l’UE, plus de la moitié des pays n’ont pas respecté la deadline. Parmi les retardataires, on retrouve les Pays-Bas qui promettent de s’y mettre au printemps. On retrouve aussi des paradis fiscaux tels que Chypre et Malte.

Une fois que les mauvais élèves auront rendu leur devoir, il faudra encore retrouver les enregistrements pour vérifier l’exactitude des données.

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