La filiale belge de l’entreprise de défense Thales va porter sa production de missiles anti-drones à 100 000 unités par an


Principaux renseignements

  • Thales Belgique vise à produire 100 000 roquettes anti-drones par an d’ici 2028.
  • Les données de combat provenant d’Ukraine stimulent l’évolution rapide de l’ogive FZ123.
  • La fabrication localisée en Ukraine soutiendra les ventes mondiales et la défense régionale.

Thales Belgique développe considérablement la fabrication de ses roquettes anti-drones, en s’appuyant sur les données de combat réelles provenant d’Ukraine pour perfectionner ces armes. L’entreprise vise une capacité de production annuelle de 100 000 unités d’ici 2028, bien que cet objectif soit actuellement limité par un manque de propergol disponible. C’est ce qu’écrit SVT.

L’ogive FZ123

Au cœur de cet effort se trouve l’ogive FZ123, conçue pour neutraliser les drones en libérant un nuage dense de plusieurs milliers de billes d’acier.

Cette variante spécifique a été développée en l’espace d’un an, grâce à un financement important de l’Union européenne. Thales continue de faire évoluer la conception en s’appuyant sur les retours d’expérience opérationnels directs provenant du champ de bataille ukrainien.

Augmentation de la production et gamme de munitions

La hausse prévue des volumes — de 1 300 unités en 2025 à 10 000 en 2026, puis à 100 000 d’ici 2028 — laisse entrevoir une gamme de produits diversifiée. Si les roquettes guidées de 70 mm constituent la priorité, une grande partie de la production totale sera probablement composée de munitions non guidées.

Actuellement, la production de roquettes non guidées s’élève à 30 000 unités par an, un chiffre qui pourrait doubler si l’usine passe à un fonctionnement en deux équipes. Selon les estimations, d’ici 2028, 20 000 roquettes guidées et 80 000 roquettes non guidées constitueront la production annuelle totale.

Production localisée

Au-delà de l’approvisionnement de l’Ukraine et d’autres pays européens, Thales a l’intention de commercialiser ces systèmes auprès de clients du Moyen-Orient. Pour faciliter la réalisation de ces objectifs, l’entreprise localise sa production en Ukraine. Cette transition a débuté par un protocole d’accord fin 2024 et s’est poursuivie par l’annonce d’une coentreprise avec UOP en février 2025, bien que les détails opérationnels spécifiques restent confidentiels.

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