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Être trop optimiste peut être dangereux en période de pandémie

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Crise du coronavirus

22/10/2020 | Kathy De Schrijver | 5 min de lecture

Group Of Friends Enjoying Drink At Outdoor Rooftop Bar Laughing And Chatting Around Table.

On dit souvent qu’il vaut mieux voir le verre à moitié plein qu’à moitié vide. Voir la vie du bon côté est en effet positif pour le moral et la santé en général. Sauf pendant une pandémie. Une vision trop optimiste de la situation peut entrainer des comportements dangereux pour soi, comme pour les autres.

Sous-estimer les risques d’être touché par un événement négatif, c’est ce qu’on appelle en psychologie le ‘biais d’optimisme’. La plupart du temps, nous pensons donc qu’il y a plus de chances qu’un événement heureux nous arrive plutôt qu’un événement malheureux.

Dans le cas de la pandémie de Covid-19, ce biais cognitif nous pousse à croire qu’on a moins de risques de tomber malade que les autres, indépendamment de notre âge ou de notre sexe. On se dit en outre que même si on est contaminé, nous ne ferons pas de forte réaction au virus.

Cette vision, qui est naturelle, peut pourtant nous pousser à adopter des comportements à risque: ne pas porter le masque, voir plus de personnes que recommandé, voire se rendre dans des soirées bondées.

En outre, maintenant que cela fait 6 mois que l’épidémie est arrivée en Europe, nous nous sommes habitués à la menace. Elle fait partie intégrante de notre vie. ‘Je pense que désormais, le risque est plus grand parce que nous nous sommes habitués à cette menace. Et lorsque vous vous habituez à une menace, vous la sous-estimez encore plus’, a expliqué Tali Sharot, neuroscientifique cognitif à l’University College London, sur CNBC.

Autres biais

Le biais d’optimisme est renforcé par d’autres habitudes cognitives propres à l’humain.

Le biais de confirmation: nous cherchons des informations qui confirment notre façon de penser et nous rejetons celles qui sont en opposition. Ce problème est accentué quand de nombreuses opinions contraires sont partagées par des personnes faisant office de référence. En Belgique, il n’existe par exemple pas un discours uniforme de la part des politiques et des scientifiques. Il est difficile de savoir qui a tort et qui a raison.

Le biais de saillance: nous donnons plus d’importance à certains de nos sens dans certaines situations. Ainsi, comme nous ne voyons pas les malades, nous n’y faisons pas attention. ‘Contrairement à un loup qui vous traque, nous ne pouvons pas voir la menace, donc nous l’ignorons’, explique Jed Magen, directeur du département de psychiatrie de la Michigan State University.

L’effet de groupe: si vous vous trouvez dans un groupe qui a tendance à minimiser le risque, vous allez vouloir vous conformer au groupe et vous minimiserez aussi la maladie.

Cela ne signifie pas pour autant que nous sommes voués à être trop optimistes et à négliger la maladie. Mais il faut simplement être conscient de ces biais cognitifs afin de les contrer si ceux-ci nous amènent à prendre des risques inconsidérés pour nous ou pour notre famille.

Dans l’autre sens, il ne faut pas non plus devenir paranoïaque. La pandémie est stressante pour de nombreuses personnes. Le but n’est pas de ressentir de l’anxiété à l’idée de sortir ou de voir quelques personnes. Il y aurait donc un certain équilibre à trouver.

Source: CNBC


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