Engie passe à l’offensive sur la prolongation du nucléaire en Belgique

  • Engie a adressé un courrier au Premier ministre. Le géant français de l’énergie propose à l’État de devenir cogestionnaire des deux réacteurs qui seront prolongés pour en partager les bénéfices et les pertes.
  • Il y a évidemment un loup: il est demandé à l’État belge de partager les coûts de la prolongation ainsi que la gestion des déchets nucléaires.
  • Engie estime que les risques financiers sont trop importants. Étant donné que les prix de l’électricité ne resteront peut-être pas aussi élevés qu’aujourd’hui.
  • Interrogé sur La PremièreGeorges-Louis Bouchez n’y voit qu’un positionnement dans les négociations: « Je suis sidéré de voir à quel point le moindre courrier d’Engie fait peur à tout le monde. Engie négocie, il faut que nous soyons de bons négociateurs. Engie ne peut pas nous faire croire que quand on produit de l’électricité à 35 euros du mégawatt-heure, et qu’on revend cette électricité sur le marché à 200 euros, qu’elle a besoin de nous pour prolonger le nucléaire ».
  • De son côté, Alexander De Croo, qui répondait à la VRT, a dit qu’il ne commenterait pas « les négociations en cours », en rappelant que la politique énergétique de la Belgique ne se limitait pas à la prolongation de Doel 4 et Tihange 3 pour dix ans. Dans le même temps, le gouvernement intensifie ses investissements dans les énergies renouvelables et dans la recherche de nouveaux réacteurs nucléaires modulaires afin que notre pays puisse devenir beaucoup plus indépendant en termes d’énergie. »
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