Deux entreprises privées enverront un vaisseau spatial sur Mars dès 2024, grillant la priorité à la NASA et à SpaceX

La course vers la planète Mars est lancée et les agences spatiales nationales ou internationales ne sont pas les seules à être engagées dans la compétition. Plusieurs entreprises privées, dont celle d’Elon Musk, SpaceX, entendent bien être parmi les premières à « mettre le pied » sur Mars. Deux sociétés jusqu’ici inconnues prévoient justement d’y parvenir dès 2024.

L’espace n’est plus réservé aux agences nationales ou internationales. Désormais, les entreprises privées, financées par des investisseurs fortunés, peuvent également prétendre à l’exploration – et l’exploitation – spatiale. Et cela ne se limite pas à l’orbite terrestre. Pour les deux startups californiennes Relativity Space et Impulse Space, l’objectif, c’est Mars.

Ces deux dernières se sont en effet associées pour lancer une première mission commerciale vers la planète rouge. Elles espèrent d’ailleurs concrétiser leur projet en 2024, soit plusieurs années avant le premier voyage potentiel de SpaceX. L’entreprise d’Elon Musk compte en effet établir une véritable présence humaine sur la planète Mars, parmi ses plans à long terme.

Une fusée imprimée en 3D

La startup Relativity Space se chargera de fournir la fusée qui sera utilisée pour rejoindre Mars, ainsi que des IA et des parties robotiques autonomes. Il s’agira d’une fusée Terran R réutilisable imprimée en 3D. Cette dernière transportera en son sein un rover et un atterrisseur développés par Impulse Space, dont le fondateur n’est autre que Tom Mueller, un ancien employé de SpaceX.

Si tout se passe comme prévu, le lancement se fera depuis Cap Canaveral, en Floride, en 2024.

Une opportunité pour la recherche

« Il s’agit d’une étape majeure pour Impulse et Relativity, ainsi que pour l’ensemble de l’industrie spatiale », a déclaré le fondateur et PDG d’Impulse Space. « C’est un défi monumental, mais qui, s’il est relevé avec succès, élargira les possibilités d’expérience humaine de notre vivant sur deux planètes », a quant à lui indiqué le fondateur et PDG de Relativity Space, Tim Ellis.

Les deux entreprises ont en effet assuré que l’atterrisseur soutiendra la recherche et le développement de futurs établissements planétaires. Un engagement louable, même si la manière dont l’engin assurera ces tâches n’a pas été détaillée.

Un projet colossal… réalisable ?

L’annonce des deux startups a de quoi surprendre. Il faut en effet préciser que Relativity n’a pour l’instant encore jamais envoyé de fusée dans l’espace. Il est donc particulièrement ambitieux pour l’entreprise de prévoir une mission martienne dans les deux ans à venir. À moins que cette annonce ne soit qu’un moyen pour Relativity d’attirer l’attention.  

On peut reprocher la même immaturité à son associée, Impulse Space, car, comme le souligne Ars Technica, la startup n’a encore jamais testé ses véhicules dans l’espace.

Créée en 2015, Relativity a tout de même été l’une des premières à utiliser et maitriser l’impression 3D métallique pour fabriquer du fuselage et des moteurs de fusées. Elle compte d’ailleurs parmi ses clients la NASA, ainsi que l’US Air Force. Impulse Space est beaucoup plus jeune puisqu’elle a été fondée en 2021. Elle ne manque pourtant pas d’ambition. Elle souhaite en effet permettre la « livraison de charge utile spatiale à faible coût et avec une grande marge de manœuvre », afin que ses clients puissent « accéder à n’importe quelle orbite ».

Malgré l’immaturité flagrante de leur entreprise, les dirigeants des deux startups sont convaincus que leur partenariat leur permettra de faire atterrir un appareil sur Mars en 2024.

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