Principaux renseignements
- La France envisage d’envoyer des prototypes de missiles Thundart en Ukraine pour des essais au combat.
- Les données recueillies sur le terrain aideront les développeurs à corriger les défauts et à renforcer l’attrait du produit à l’exportation.
- Une production locale reste possible, car l’Ukraine dispose déjà d’une licence pour la technologie de guidage associée.
La France envisage le déploiement d’un prototype du système de missiles Thundart en Ukraine à des fins d’évaluation opérationnelle.
Selon des informations publiées sur le compte français « Aid to Europe », cette initiative permettrait aux développeurs MBDA et Safran de recueillir des données cruciales issues du terrain, de résoudre les défauts techniques et d’obtenir le statut « éprouvé au combat » afin de renforcer l’attractivité du système sur le marché mondial de l’exportation. Bien que ces informations proviennent de sources anonymes et n’aient pas été confirmées officiellement par le gouvernement, le calendrier d’une éventuelle livraison reste incertain.
Concurrence
Le système Thundart a récemment été sélectionné par la ministre de la Défense Catherine Vautrin lors du salon Eurosatory, mi-juin.
Il a été choisi pour remplacer le M270 LRU américain, l’emportant sur des options nationales telles que le FLP-T 150 ainsi que sur des concurrents internationaux, notamment le K239 Chunmoo sud-coréen et le Pinaka indien.
Base technique
Sur le plan technologique, le Thundart s’appuie sur des composants existants qui ont fait leurs preuves au combat. Il utilise des systèmes de guidage dérivés de l’AASM Hammer, des bombes de précision déjà employées par l’aviation ukrainienne, et des moteurs produits par Roxel, un fournisseur de divers systèmes tels que le Mistral et le GMLRS.
Étant donné que l’Ukraine détient déjà une licence pour produire des munitions AASM Hammer via Safran, des spéculations ont vu le jour quant à la possibilité de localiser la production des missiles Thundart en Ukraine.
Défis d’acquisition et ambitions commerciales
Cependant, l’ampleur des acquisitions de la France reste limitée. Les projections actuelles jusqu’en 2030 laissent entrevoir une commande de seulement 300 missiles répartis sur environ 13 à 26 lanceurs. Si les livraisons commencent l’année prochaine, cela représente en moyenne à peine 75 missiles par an. Chaque lanceur transportant huit projectiles, la commande totale ne représente qu’environ 37 salves complètes.
Cette quantité modeste soulève des questions quant à savoir si l’Ukraine recevrait suffisamment de munitions pour effectuer des essais complets. Par conséquent, il semble que la France soit désireuse de trouver rapidement des acheteurs internationaux afin de justifier et d’accélérer la montée en puissance de la production.
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