Principaux renseignements
- Les nouvelles réglementations frontalières numériques de l’UE entraînent d’importants retards pour les voyageurs à l’aéroport de Bruxelles.
- Le suivi biométrique remplace les tampons physiques afin de renforcer la sécurité dans l’espace Schengen.
- La direction de l’aéroport met en garde contre le risque de chaos systémique total lié au manque chronique de personnel.
Les nouvelles réglementations frontalières de l’Union européenne ont provoqué d’importants embouteillages à l’aéroport de Bruxelles, certains voyageurs non européens ayant dû attendre jusqu’à quatre heures pour passer le contrôle des passeports lundi dernier. Selon le porte-parole Jeffrey Franssens, les passagers non européens en partance ont également subi des retards pouvant aller jusqu’à une heure, tandis que les citoyens de l’UE n’ont connu que des temps d’attente minimes, d’environ 10 à 15 minutes. C’est ce qu’écrit The Brussels Times.
Système d’entrée/sortie
Ces perturbations sont attribuées au système d’entrée/sortie (EES), un dispositif numérique conçu pour suivre les ressortissants de pays tiers entrant et sortant de l’espace Schengen. En remplaçant les tampons physiques sur les passeports par des données biométriques, telles que les empreintes digitales, les autorités de l’UE entendaient renforcer la sécurité et rationaliser le processus de vérification.
Bien que le déploiement complet ne soit pas prévu avant avril 2026, la mise en œuvre progressive a déjà entraîné des retards généralisés dans divers hubs européens, notamment en Belgique et au Portugal.
La direction de l’aéroport met en garde contre le chaos
Afin d’atténuer ces goulets d’étranglement, les autorités belges, notamment la ministre de la Migration Anneleen Van Bossuyt et le ministre de l’Intérieur Bernard Quintin, ont décidé en mars de suspendre temporairement la collecte de données biométriques. Malgré cet ajustement, Franssens a noté que les temps d’attente restent variables et dépendent fortement du volume quotidien de passagers.
La direction de l’aéroport a exprimé sa profonde frustration face à la situation. Le PDG Arnaud Feist a précédemment qualifié ces conditions d’intolérables et averti qu’une absence d’amélioration systémique pourrait conduire à un chaos total. Feist a suggéré que l’extension de l’utilisation des portiques électroniques automatisés à certains voyageurs non ressortissants de l’UE pourrait alléger la pression. Il a en outre souligné que l’aéroport alerte depuis des années les autorités d’une crise imminente due à un manque chronique de personnel aux postes de contrôle frontaliers.
Risques potentiels
Feist a fait valoir que la rigidité actuelle des règles nuit non seulement à la réputation internationale de la Belgique, mais crée également des risques potentiels pour la sécurité. Malgré ces préoccupations, la police fédérale et les commissaires européens concernés n’ont pas encore répondu aux demandes de commentaires concernant l’instabilité persistante à la frontière.
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