Budget fédéral : la N-VA ne souhaite plus non plus s’en tenir à la date butoir du 21 juillet


Principaux renseignements

  • Le gouvernement fédéral doit réduire ses dépenses de 7 à 11 milliards d’euros pour satisfaire aux exigences européennes et aux attentes des investisseurs internationaux.
  • Les membres du gouvernement ne s’accordent pas sur le caractère réaliste de la date butoir du 21 juillet pour réaliser ces économies.

Le gouvernement fédéral est confronté à un processus budgétaire difficile, nécessitant 7 à 10 milliards d’euros d’économies supplémentaires. Afin de respecter les exigences européennes en matière de dépenses, l’administration a l’intention d’identifier au moins 7 milliards d’euros d’économies d’ici la fête nationale.

Cependant, certains experts estiment que des mesures plus radicales sont nécessaires. Pierre Wunsch, directeur de la Banque nationale, a indiqué que les dépenses pourraient devoir être réduites d’environ 11 milliards d’euros pour maintenir la confiance des investisseurs internationaux.

Date limite

Outre le débat sur le montant exact recherché, des doutes subsistent quant à la faisabilité de la date limite du 21 juillet.

Axel Ronse, chef du groupe N-VA, a explicitement rejeté l’échéance du 21 juillet chez Villa Politica, la qualifiant d’irréaliste et exhortant le gouvernement à se voir accorder davantage de temps plutôt que de s’en tenir à une date stricte. Bien qu’il considère le budget comme une priorité absolue, il s’est abstenu de préciser un montant exact d’économies. M. Ronse a comparé la situation financière actuelle du pays à un fond de l’océan, exprimant le souhait de voir une amélioration d’ici la fin de la législature. Il a désigné les dépenses publiques excessives, mentionnant notamment le gaspillage au sein des caisses d’assurance maladie, comme le principal problème.

Opposition aux nouveaux impôts sur la fortune

Concernant la proposition des Engagés visant à instaurer un impôt sur la fortune des millionnaires, M. Ronse a exprimé une vive opposition. Il a fait valoir que la charge fiscale en Belgique est déjà trop élevée et que cibler la fortune est contre-productif, soulignant qu’une telle mesure pourrait pousser les entrepreneurs à quitter le pays.

Il a affirmé que le gouvernement avait épuisé sa capacité à lever des fonds par le biais de nouveaux impôts et s’est fait l’écho de la position du MR selon laquelle l’accent doit désormais être mis sur la réduction des dépenses.

Privilégier la qualité à la rapidité

Le ministre Van Peteghem s’est fait l’écho de ces sentiments au Parlement, déclarant qu’il ne s’engagerait pas à respecter la date butoir du 21 juillet. Il a souligné qu’il était plus important de parvenir à un accord de grande qualité que de se précipiter pour respecter une date précise. (fc)

Suivez également Business AM sur Google Actualités

Si vous souhaitez accéder à tous les articles, abonnez-vous ici !

Ajoutez fr.businessam.be en tant que source préférée sur Google
Plus