Bolsonaro affaibli par les élections locales gagnées par les centristes

Le président brésilien, Jair Bolsonaro (Isopix)

Les partis modérés et de centre droit sont les grands gagnants des élections locales au Brésil. Les candidats soutenus par le président Jair Bolsonaro, surnommé le ‘Trump des Tropiques’, doivent presque tous faire leurs valises.

Deux ans avant les élections présidentielles, le parti du président brésilien subit un grave revers électoral. Un exemple: à Rio de Janeiro, le maire sortant et partisan de Bolsonaro, Marcelo Crivella, a été remplacé par un centriste, Eduardo Paes. Parmi les candidats soutenus par le président, seul celui qui se présentait à Vitoria a gagné.

Le parti des travailleurs, soutenu par Jair Bolsonaro pendant plus de 10 ans, a également souffert lors de ces élections. Tout comme le parti de l’ancien président, Lula Da Silva, autrefois très populaire, mais qui n’a gagné aucune grande ville.

Test avant les présidentielles ?

Les élections, qui se sont déroulées dans plus de 5.000 municipalités, permettent de sonder le climat politique dans le plus grand pays d’Amérique du Sud, deux ans avant les élections fédérales. Ceux qui seront au pouvoir dans les petites localités auront déjà plus de chances d’atteindre les présidentielles.

Il semble donc que Bolsonaro sorte affaibli de ces élections. Pour les experts, cette défaite est due au fait que Bolsonaro n’a pas créé de parti politique pour former son gouvernement. Il a simplement choisi des personnes dans son entourage pour former ses ministres. Mais cela ne s’est pas bien passé.

Le président possède une cote de 38% dans la population brésilienne. Il s’agit d’un score assez haut au Brésil et Bolsonaro et son parti pourraient limiter les pertes grâce au charisme naturel de Bolsonaro.

Bolsonaro, le ‘Trump des Tropiques’ a déclaré dimanche s’être rendu aux urnes. Juste après, il a déclaré qu’il allait encore attendre avant de reconnaitre la victoire de Joe Biden aux États-Unis. En outre, il a à nouveau plaidé pour la cause de Donald Trump en déclarant qu’il croyait aux allégations – non prouvées – de fraudes dans les sondages américains.