Principaux renseignements
- La ministre de l’Asile et de la Migration, Anneleen Van Bossuyt (N-VA), va supprimer 1 000 places d’accueil dans le cadre du « Brussels Deal » d’ici le 1er septembre.
- Les responsables gouvernementaux justifient ces mesures d’austérité en invoquant la baisse de la demande.
- Les organisations humanitaires préviennent que les coupes budgétaires déclencheront une crise humanitaire.
La ministre de l’Asile et de la Migration, Anneleen Van Bossuyt (N-VA), a finalisé le calendrier de réduction du nombre de places dans les centres d’hébergement d’urgence prévus dans le cadre de l’Accord de Bruxelles. À compter du 1er septembre, 1 000 places disponibles seront supprimées, ce qui réduira de moitié la capacité initiale de 2 000 lits, rapporte BRUZZ. Pour y parvenir, 266 places ont déjà été fermées le 1er août, les 734 restantes devant l’être d’ici début septembre.
Réductions
L’Accord de Bruxelles a été conclu fin 2022 avec un budget annuel de 42 millions d’euros afin de pallier le manque de places au sein du réseau standard de Fedasil destiné aux demandeurs d’asile.
Cependant, la ministre Van Bossuyt fait valoir que la demande actuelle est tombée à environ 1 000 hommes célibataires, soulignant que bon nombre d’entre eux peuvent trouver un hébergement chez des connaissances ou des proches. Elle estime que le maintien de 2 000 places financées constitue une utilisation inefficace des finances publiques alors que la liste d’attente est nettement plus courte.
Avertissements concernant une crise humanitaire
À l’inverse, diverses associations tirent la sonnette d’alarme, affirmant que ces coupes pourraient déclencher une catastrophe humanitaire. Samusocial, une association dédiée aux sans-abri, fait état d’une forte augmentation des demandes d’aide, en particulier de la part de familles avec enfants.
Ses données de juillet indiquent que le système était déjà débordé, plus de 80 pour cent des familles à la recherche d’un hébergement se voyant refuser l’accès avant même que les coupes ne commencent.
Risque d’augmentation du nombre de sans-abri
Les associations de défense des droits avertissent que la suppression d’un millier de lits aggravera une crise déjà grave, poussant davantage de personnes vulnérables et d’enfants vers la rue.
On craint de plus en plus que les personnes sans domicile ne soient contraintes de dormir dans les parcs publics ou les stations de métro, ce qui pourrait entraîner l’émergence de nouveaux campements de fortune à travers Bruxelles.
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