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‘Beaucoup de gens disent que…’: les conspirationnistes et QAnon sont aux commandes des États-Unis

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Biden vs Trump

22/10/2020 | Dominique Dewitte | 7 min de lecture

(Foto: gotpap/STAR MAX/IPx)

À 12 jours de l’élection, les théories du complot relèvent de la norme plutôt que de l’exception aux États-Unis. Un sondage réalisé par l’organisation à but non lucratif HOPE not Hate révèle que plus d’un Américain sur trois pense ‘qu’il est probablement vrai que les élites sont secrètement impliquées dans l’abus et le trafic d’enfants à grande échelle’. Une personne sur 10 a même déclaré éprouver de la sympathie pour le collectif de conspiration QAnon.

Une douzaine de partisans de QAnon participera aux élections du 3 novembre. Ces personnes espèrent obtenir une place au Congrès. Près de 41% des républicains qui connaissent QAnon pensent d’ailleurs que c’est ‘une bonne chose pour le pays’.

Les partisans de QAnon (pour Q Anonymous) pensent que Q est quelqu’un qui occupe un poste élevé au sein du gouvernement américain. Q les tiendrait alors informés d’une importante lutte de pouvoir qui se déroule en coulisses. Le président Trump s’attaquerait à un gouvernement mondial secret composé d’élites politiques et de stars d’Hollywood qui dirigent un réseau de pédophilie, avec Hillary Clinton comme figure centrale.

QAnon est soutenu par Trump

QAnon a déjà gagné le soutien du président Trump. Une analyse réalisée par Media Matters montre que Donald Trump a déjà mentionné ou retweeté plus de 258 fois des informations en provenance de comptes Twitter liés à QAnon, notamment un tweet avec le hashtag #PedoBiden.

La semaine dernière, Trump a cependant nié être favorable à la théorie de conspiration lorsqu’on lui a posé la question. ‘Je ne sais pas grand-chose sur QAnon’, a déclaré Donald Trump. ‘Ils sont intransigeants vis-à-vis de la pédophilie et j’aime ça’, a-t-il ajouté.

Backbone Road in Green Township on Friday, Sept. 25, 2020. (Photo by Hannah Ruhoff/USA Today Network/Sipa USA) *** local caption *** 31031719

‘A lot of people are saying’ et d’autres variantes

L’intérêt de Trump pour les théories du complot remonte à l’époque où il était ‘analyste politique’ dans l’émission matinale américaine ‘Fox & Friends’.

Les déclarations controversées sur les théories conspirationnistes dans le monde entier avaient une place prépondérante dans les propos qu’il tenait à l’antenne. Ces derniers étaient avancés sans preuve et s’appuyaient généralement sur des déclarations telles que : ‘Des millions de personnes sont d’accord avec moi quand je dis…’, ‘Beaucoup de gens disent..’, etc.

Trump a raconté les histoires les plus improbables. ‘Une source tout à fait fiable a appelé mon bureau et m’a dit que le certificat de naissance d’Obama était un ‘faux’’, a tweeté Trump à ses 2,5 millions d’adeptes en 2012 (il compte aujourd’hui 87 millions de followers). Lorsque le juge Antonin Scalia est subitement décédé en février 2016, Trump a déclaré qu’un acte criminel était à l’origine de ce décès.

Lorsque Trump a  raconté au monde entier, en 2016, et cela sans la moindre preuve, que le père de Ted Cruz (le candidat à l’investiture républicaine pour la présidence de l’époque) était impliqué dans l’assassinat de John F. Kennedy, il a déclaré : ‘Même si ce n’est pas entièrement vrai, il se passe encore quelque chose’.

La nouvelle réflexion sur la conspiration QAnon

Cette nouvelle théorie conspirationniste est souvent inspirée par un état d’esprit désordonné ou totalement déconnecté de tout ce qui peut être réellement établi. Si les conspirations passées se basaient sur des théories, la nouvelle conspiration est fondée sur du vent et des répétitions: si ‘beaucoup de gens le disent’ (pour reprendre l’accroche de Trump) alors c’est probablement vrai.

Le fait que Trump refuse de ‘perdre’ QAnon n’est pas une coïncidence. QAnon n’est plus un phénomène marginal. Il s’agit d’un mouvement politique dominant, qui compte au moins 26 millions d’adeptes et qui repose sur une idéologie dangereuse. La théorie a d’ailleurs déjà créé des émules dans la société américaine.

Le mal est fait

Début octobre, Facebook a décidé de supprimer les pages liées à QAnon. Mais pour cela, il a fallu attendre que le réseau social mène son enquête et qu’il démantèle tout un réseau de pages et groupes liés à QAnon. Ces pages comptaient des millions de membres et d’adeptes.

Des géants du web comme TikTok, Twitter, YouTube ont également adopté des mesures similaires. Mais les réseaux sociaux ont de plus en plus de mal à  contenir ce phénomène et comme l’attestent les chiffres repris ci-dessus, le mal est déjà fait.

Source: BusinessAM


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