Principaux renseignements
- Le Premier ministre Bart De Wever réclame des réformes budgétaires fédérales urgentes pour faire face à une « tempête parfaite » d’instabilité économique.
- La Belgique doit trouver 10 milliards d’euros d’économies sans freiner la croissance des entreprises.
- « L’échec n’est pas une option », résume de manière éloquente De Wever à propos de ces négociations.
Lors d’un récent événement organisé par l’UNIZO, le Premier ministre Bart De Wever a abordé les défis majeurs auxquels est confronté le budget fédéral belge.
Recherche d’un compromis
Il a souligné qu’un échec des négociations en cours n’était pas envisageable, tout en admettant que la pression liée à la recherche d’un compromis entre cinq partis politiques différents était considérable.
Afin de ne pas compromettre ces pourparlers délicats, le Premier ministre est resté prudent, choisissant de ne pas dévoiler de mesures spécifiques.
« Une mauvaise gestion financière historique »
De Wever a qualifié le climat économique actuel de « tempête parfaite », invoquant une combinaison de croissance stagnante, de hausse des taux d’intérêt et d’instabilité géopolitique mondiale. Il a fait valoir que le pays subit aujourd’hui les conséquences d’une mauvaise gestion financière historique et d’un endettement accumulé.
Son objectif premier est de ramener la Belgique vers des finances publiques durables, en jetant les bases qui permettront à la fois les investissements nécessaires et des réductions d’impôts.
Équilibre entre économies et prospérité
Le gouvernement est actuellement chargé d’identifier au moins 10 milliards d’euros d’économies. Tout en reconnaissant que cela nécessite des décisions rigoureuses et difficiles, De Wever a insisté sur le fait que ces coupes budgétaires ne doivent pas étouffer la prospérité économique.
Il a mis en garde contre toute mesure susceptible d’entraver l’environnement des affaires, préconisant à la place une réduction des charges administratives, une baisse des coûts salariaux, une législation du travail plus souple et des prix de l’énergie abordables.
Donner la priorité à la croissance du secteur privé
L’un des points centraux du discours du Premier ministre a été sa ferme opposition à l’augmentation du ratio global des dépenses publiques. Il a déclaré que le niveau actuel des dépenses publiques frôlait une limite éthique et a souligné que des pays voisins comme l’Allemagne et les Pays-Bas fonctionnaient avec des ratios nettement inférieurs.
De Wever estime que renforcer le potentiel de croissance du secteur privé est la seule voie viable pour garantir le progrès social, affirmant que le gouvernement ne doit pas renforcer son emprise sur l’économie pour résoudre son déficit. (fc)
Suivez également Business AM sur Google Actualités
Si vous souhaitez accéder à tous les articles, abonnez-vous ici !

