Une nouvelle campagne contre le streaming illégal vise à sensibiliser les Belges aux risques


Principaux renseignements

  • L’initiative #PlayFair lutte contre le streaming illégal.
  • Le piratage expose les utilisateurs au crime organisé et à de graves vols de données.
  • Les plateformes légales garantissent une rémunération équitable aux artistes et aux sportifs professionnels.

Une nouvelle initiative nationale de sensibilisation baptisée #PlayFair a été lancée afin de décourager l’utilisation de services de streaming illégaux et d’IPTV. Cette initiative collaborative rassemble le gouvernement belge – notamment le SPF Économie et le CSA – aux côtés de la ProLeague, de la fédération du cinéma et de diverses organisations médiatiques.

L’objectif principal est de sensibiliser le public aux dangers du piratage et à l’importance d’utiliser des plateformes autorisées pour soutenir l’art, la culture et le sport locaux.

Risques de sécurité 

Si de nombreux consommateurs utilisent des applications légitimes telles que Netflix, Disney+ ou VRT MAX, un nombre important d’entre eux se tourne encore vers des revendeurs non autorisés ou des sites web obscurs proposant de vastes bouquets de chaînes à des prix suspectement bas. Ces services opèrent sans disposer des droits de diffusion nécessaires, ce qui rend leur utilisation passible de sanctions pénales.

Au-delà des risques juridiques, ces plateformes sont souvent liées au crime organisé. Les utilisateurs s’exposent à de graves menaces pour leur sécurité, car leurs données personnelles et financières peuvent être volées et vendues à des fins d’hameçonnage ou d’autres manœuvres frauduleuses.

Coût économique du piratage

L’impact économique du piratage numérique est tout aussi grave. Il entraîne une perte de recettes de TVA, alimente le blanchiment d’argent et constitue une fraude fiscale systémique. Lien Meurisse, du SPF Économie, a souligné l’ampleur du problème, en indiquant que l’Inspection économique avait bloqué plus de 2 000 sites web en l’espace de deux ans.

« Un délit qui fait bel et bien des victimes »

Les responsables gouvernementaux ont insisté sur le fait que le piratage n’est pas un crime sans victime. Le ministre de l’Économie, David Clarinval (MR), a souligné que ces services illégaux privent de revenus les professionnels des secteurs de l’événementiel et du sport, tout en faussant la concurrence loyale.

De même, la ministre de la Numérisation, Vanessa Matz (Les Engagés), a expliqué que la campagne vise à informer les utilisateurs plutôt qu’à les culpabiliser, en soulignant que beaucoup ignorent que leurs choix privent les créateurs des revenus qui leur reviennent de droit.

Préserver l’économie créative

Par ailleurs, le ministre Rob Beenders (Vooruit) a souligné la nécessité de protéger les moyens de subsistance des écrivains, des acteurs et des journalistes, estimant que ces professionnels méritent une rémunération équitable pour poursuivre leur travail.

La ministre Jacqueline Galant (MR) a ajouté que la coopération entre le gouvernement fédéral et la Fédération Wallonie-Bruxelles est essentielle pour préserver la diversité des médias et l’emploi. À partir d’aujourd’hui, le mouvement #PlayFair utilisera divers canaux de communication et des vidéos pour promouvoir les avantages du visionnage légal et la protection de l’économie créative.

(at)

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