Armes mystères de l’armée chinoise: un nouveau type de navire de guerre et un sous-marin encore inconnu

Des images de deux nouveaux navires de la marine de l’Armée populaire de libération, l’armée chinoise, ont récemment fait surface. L’APL aurait désormais à sa disposition un petit sous-marin et un destroyer capables de passer sous les radars.

Comme beaucoup de choses concernant les forces armées chinoises, l’armement exact de la flotte est un territoire très peu connu. La taille exacte de la marine est inconnue, et même les navires avec lesquels elle navigue sur les mers et les rivières ne sont pas tous identifiés. Récemment, cependant, des photos de deux navires totalement inconnus ont fait surface, et elles nous montrent donc vraisemblablement de nouveaux types de navires de fabrication chinoise : un mini-sous-marin et un destroyer furtif.

Rien que nous ne connaissons à l’Ouest

Diffusée le 8 février, une vidéo sur Twitter montrait un petit sous-marin. Les analystes estiment que la longueur du navire est d’environ 50 mètres, ce qui est beaucoup plus petit que les sous-marins Type-039 de 77 mètres de long que l’armée chinoise utilise habituellement. La version allégée, le S20, qui est destinée à être vendue à d’autres pays, est également nettement plus longue, avec 66 mètres.

Le développement d’un nouveau sous-marin de petite taille contredit ce que nous savions déjà sur la marine chinoise, à savoir qu’elle travaillerait à la construction de sous-marins plus grands, de préférence à propulsion nucléaire. Avec sa longueur modeste, et donc un profil plus petit à observer, le mini sous-marin est parfait pour opérer dans le détroit de Taïwan, où la profondeur moyenne n’est que de 60 mètres. Il peut également évoluer sans problème dans certains cours d’eau.

En effet, le site d’information Naval News a pu utiliser la géolocalisation pour retrouver le sous-marin sur le Jangtsekiang, le Fleuve bleu. L’emplacement était en aval de Wuhan, où se trouvent deux chantiers où sont également construits les Type-039, et où le mini submersible a donc probablement été construit. Il fait route vers Shanghai, où les navires construits à Wuhan sont équipés de leur armement.

Les chantiers navals de Wuhan appartiennent à la CSIC, China Shipbuilding Industry Cooperation, qui a déjà présenté des projets de mini-sous-marins en 2017. Le constructeur a aussi lancé les mini sous-marins MS-200 et S600, deux modèles qui croisent principalement le long des côtes.

Bien que les nouveaux sous-marins soient moins armés et qu’ils naviguent moins loin que leurs grands frères, en raison de leurs réservoirs de carburant plus petits, ils représentent toujours une force non-négligeable. Ils sont idéaux pour des batailles dans des mers fort enclavées, comme les baies ou les eaux moins profondes.

Une copie d’un modèle américain qui passe sous les radars

En plus de ce sous-marin miniaturisé qui frappe l’imagination, mais le dernier navire lancé par les Chinois appartient à une classe peu connue chez nous. Il s’agit d’une copie allégée de la classe américaine Zumwalt, une série de destroyers qui peuvent demeurer indétectables par les radars ennemis.

Pour l’instant, seule une photo de ce navire a été divulguée, mais comme pour le mini sous-marin, la Chine a la capacité de développer du matériel sans que personne n’en sache rien. Plusieurs chantiers navals chinois ont déjà fait leurs preuves en matière de navires expérimentaux. Il se peut aussi, bien sûr, qu’il s’agisse d’un navire unique qui ne sera utilisé que pour effectuer des tests.

Une caractéristique typique de la classe Zumwalt est sa proue longue et pointue, qui contribue aux capacités furtives du navire. Cette proue acérée est combinée à une superstructure élevée, et le bâtiment est également fort bien armé dans sa version originale américaine. Ces navires disposent aussi d’une énorme puissance de 79 mégawatts fournie par des turbines à gaz Rolls-Royce. Mais le revers de la médaille, c’est le coût : la phase de conception a coûté aux Américains pas moins de dix milliards de dollars, la construction de chaque navire coûtant encore deux milliards et demi.

La Chine aurait donc construit une copie plus petite (et moins chère) des Zumwalts. Le nouveau navire pourrait même être doté d’une structure trimaran à l’arrière, à l’instar du Sea Hunter américain, un navire autonome sans équipage qui est encore en phase de test. Ce navire a également été copié par la Chine, de sorte qu’une fusion des Sea Hunters et des Zumwalts semble soudain possible, d’autant que la Chine a également lancé un programme de bateaux-drones.

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