Meta va verser 16,7 milliards de dollars pour régler un litige lié à la dépendance des jeunes


Principaux renseignements

  • Meta va verser près de 16,7 milliards de dollars (14,3 milliards d’euros) pour régler des poursuites judiciaires liées à la dépendance des jeunes.
  • Les plaignants ont accusé l’entreprise d’avoir intentionnellement conçu des plateformes addictives pour les mineurs.
  • De nouvelles défaites judiciaires au Nouveau-Mexique et à Los Angeles menacent les activités commerciales de Meta.

Afin de mettre un terme à une bataille juridique concernant l’impact de ses plateformes sur les mineurs, Meta s’est engagée à verser un montant total de près de 16,7 milliards de dollars (14,3 milliards d’euros) dans le cadre d’un accord à l’amiable.

Cet accord met fin à une action en justice intentée par divers États américains, qui portait sur le caractère addictif des réseaux sociaux pour les jeunes utilisateurs. En parvenant à cet accord financier, les parties concernées ont décidé d’éviter de nouveaux litiges.

Allégations de dépendance intentionnelle

L’action en justice reposait sur des allégations selon lesquelles Meta aurait délibérément conçu Facebook et Instagram pour rendre les enfants accros, tout en dissimulant les dangers potentiels au grand public et aux tuteurs légaux.

Bien que l’entreprise ait accepté de verser cette somme, elle clame son innocence et continue de rejeter ces accusations. Cet accord intervient alors qu’un procès devant jury à Oakland, en Californie – mené par l’État de Californie – visait à obtenir à la fois des dommages-intérêts et des changements fondamentaux dans la manière dont l’entreprise mène ses activités.

Contestations judiciaires au Nouveau-Mexique

L’accord fait suite à une série de revers judiciaires récents pour le géant technologique aux États-Unis. Au Nouveau-Mexique, un tribunal a ordonné à Meta de verser plus de 500 millions de dollars (429,3 millions d’euros) pour venir en aide aux jeunes ayant subi des effets négatifs liés aux réseaux sociaux.

De plus, cet État met en place des limites d’utilisation strictes pour les mineurs, restreignant l’accès à Instagram et Facebook à 90 heures par mois, une décision que Meta compte contester.

Répercussions plus larges sur le secteur

De même, en mars, Meta et YouTube ont essuyé un revers important devant un tribunal de Los Angeles. Un jury a estimé que les deux plateformes avaient fait preuve de négligence en omettant d’avertir correctement le public du caractère addictif de leurs services. Les deux organisations ont fait part de leur intention de faire appel de ce verdict spécifique.

(at)

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