Priorité à la défense des eaux belges face à la menace russe : la marine reçoit un troisième patrouilleur

Le Castor et le Pollux, les deux patrouilleurs actuels, auront bientôt un petit frère. La procédure d’achat d’un navire supplémentaire, chargé de surveiller les eaux belges, devrait être lancée avant la fin de l’année.

Dans l’actu : La Belgique va acheter un troisième patrouilleur. C’est ce qu’a confirmé la ministre de la Défense Ludivine Dedonder (PS).

  • La nouvelle a été confirmée par la ministre devant la commission de la défense nationale de la Chambre des représentants, à la suite de questions posées par les députés Jasper Pillen (Open Vld) et Peter Buysrogge (N-VA). « La phase de prospection s’achèvera au deuxième trimestre 2023. Ensuite, la procédure d’achat sera lancée », a-t-elle indiqué.
  • Jasper Pillen a déclaré à la VRT qu’un CPV (patrouilleur côtier) supplémentaire était plus que bienvenu, notamment en raison du sabotage des gazoducs Nord Stream en mer Baltique. Le récent passage d’un navire d’espionnage russe dans les eaux belges est également une indication que des investissements supplémentaires dans la flotte de patrouille ne sont pas superflus…
  • Fin février, il est ainsi apparu qu’un navire d’espionnage russe avait navigué au large des côtes belges en novembre de l’année précédente. Selon les services de renseignement belges, celui-ci a pu cartographier l’infrastructure énergétique sur le fond marin. Le navire a aussi navigué dans les eaux néerlandaises et, selon le général Jan Swillens, directeur du service de renseignement militaire néerlandais MIVD, il avait l’intention d’étudier les connexions des parcs éoliens en mer. La marine et la garde côtière néerlandaises ont ensuite réussi à chasser le navire.

Que font exactement les patrouilleurs ?

  • Le Castor et le Pollux, les deux patrouilleurs actuels, surveillent à tour de rôle les eaux belges et néerlandaises. Chacun d’entre eux assure une veille de 24 heures et remplit également des fonctions de garde-côtes.
  • « Ils surveillent les navires militaires non membres de l’Otan qui passent près de nos côtes, ils effectuent des contrôles environnementaux et de pêche, et ils soutiennent d’autres services gouvernementaux, par exemple en recherchant et en sauvant les migrants qui risquent la traversée », a résumé Jasper Pillen à VRT NWS.
  • Pillen se réjouit donc que sa demande d’un troisième patrouilleur ait été satisfaite : « Nous remplissons notre partie de la mer du Nord d’éoliennes, de lignes électriques et de lignes de communication. Nous devons pouvoir les surveiller suffisamment. Ce pour quoi les navires de patrouille sont parfaits ».

(SR)

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