Principaux renseignements
- Les États-Unis ont neutralisé plus de 90 pour cent des mines navales iraniennes grâce à des frappes aériennes ciblées.
- Malgré ces actions, le détroit d’Ormuz reste fermé et le régime iranien persiste.
Le commandant des forces américaines au Moyen-Orient a indiqué que les États-Unis avaient réussi à détruire une partie importante des mines navales iraniennes. L’amiral Brad Cooper a déclaré dans une déclaration écrite adressée aux législateurs que plus de 700 frappes aériennes ont éliminé plus de 90 pour cent des quelque 8 000 mines marines iraniennes. Il n’a toutefois pas précisé l’emplacement de ces destructions, laissant planer le doute sur le nombre de mines déployées dans le détroit d’Ormuz par rapport à celles détruites dans des entrepôts ou à bord de navires.
Le détroit d’Ormuz reste fermé
Cooper a souligné la réduction substantielle des moyens militaires iraniens résultant des opérations américaines. Il a minimisé les capacités de guerre asymétrique de l’Iran, telles que les attaques de drones et les frappes contre des installations énergétiques, suggérant que ces tactiques ne constituent plus une menace significative pour les intérêts américains.
Malgré ces succès, le détroit d’Ormuz reste fermé, ce qui met en évidence les limites de la campagne américaine. Le sénateur Jack Reed a exprimé ses inquiétudes quant à l’impact stratégique de l’opération, soulignant que le régime iranien reste intact, que ses capacités nucléaires persistent et que sa capacité à perturber le trafic maritime dans la région n’a pas été neutralisée.
Coût financier élevé
Le conflit a entraîné un coût financier élevé pour les États-Unis, avec des milliards de dollars dépensés en munitions. Malgré ces dépenses, les drones et les missiles iraniens ont réussi à frapper des installations américaines, détruit des avions américains et causé des dommages aux infrastructures énergétiques des États voisins du Golfe.
Lors d’auditions au Congrès, Cooper a dû répondre à des questions concernant les victimes civiles résultant des frappes américaines. Il a révélé que 13 629 munitions avaient été utilisées au cours de l’opération et a confirmé qu’une enquête était en cours sur une frappe contre une école de filles à Minab qui aurait fait environ 180 morts. Pressé de questions sur les victimes civiles, il a déclaré qu’une seule enquête était en cours.
Opération Epic Fury
Dans sa déclaration écrite, Cooper a présenté des statistiques détaillées soulignant l’ampleur et les résultats présumés de l’opération Epic Fury. Il a mis l’accent sur le ciblage du programme de missiles balistiques de l’Iran, de ses capacités en matière de drones et de ses défenses navales, affirmant que ces systèmes avaient subi des dommages importants. Il a également fait état de plus de 2 000 frappes contre les structures de commandement et de contrôle iraniennes, affirmant que ces actions avaient créé un vide au niveau du commandement et semé la confusion au sein du régime.
Cooper a en outre mis en avant la mise en place d’un système de défense aérienne intégré à la base aérienne d’Al-Udeid au Qatar, auquel il a attribué l’interception de milliers de drones et de missiles balistiques iraniens visant les forces américaines, Israël et les alliés régionaux.
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