Principaux renseignements
- Selon la Rabobank, un blocage prolongé du détroit d’Ormuz entraînerait probablement une pénurie de pétrole et de kérosène en Europe d’ici la fin de l’année 2023.
- Les réserves de pétrole de l’Europe sont actuellement suffisantes, mais leur durée d’utilisation est incertaine en raison de facteurs tels que les prix élevés et un éventuel rationnement.
- Les Pays-Bas sont prêts à déployer des moyens navals pour garantir la sécurité du passage dans le détroit d’Ormuz une fois qu’un cessez-le-feu sera en place.
Rabobank a réalisé un test de résistance et a conclu qu’un blocage prolongé du détroit d’Ormuz pourrait entraîner des pénuries de pétrole et de kérosène en Europe d’ici la fin de l’année.
Durée incertaine des réserves
Bien que les réserves pétrolières européennes soient actuellement suffisantes pour faire face aux conséquences du conflit entre les États-Unis, Israël et l’Iran, Rabobank souligne l’incertitude qui entoure la durée de ces réserves. La banque met en avant le fait que des facteurs tels que les prix élevés et le rationnement pourraient influencer la baisse de la demande.
Le détroit d’Ormuz est crucial pour le transport mondial de pétrole, représentant 14 pour cent de la demande totale. Les itinéraires alternatifs par pipeline sont limités, rendant la reprise du transport maritime indispensable. Rabobank prévoit que si des pénuries deviennent imminentes, une baisse significative de la demande sera inévitable.
Réduire la consommation de carburant
À la suite des premières attaques menées contre l’Iran par les États-Unis et Israël, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) a proposé des mesures visant à réduire la consommation de carburant, telles que le télétravail, la limitation des jours de conduite et l’abaissement des limitations de vitesse.
Garantir la libre circulation dans le détroit d’Ormuz est une priorité absolue pour de nombreux dirigeants mondiaux. Les Pays-Bas ont exprimé leur volonté de contribuer davantage à la sécurité de la navigation une fois le cessez-le-feu établi. La ministre de la Défense, Dilan Yeşilgöz, a déclaré que les Pays-Bas pourraient déployer des moyens navals supplémentaires, notamment des navires de lutte contre les mines, des plongeurs ou une frégate.
La nature précise de la contribution néerlandaise dépendra des exigences de la mission de défense après un cessez-le-feu. La ministre Yeşilgöz a souligné l’engagement des Pays-Bas à défendre la liberté de navigation, affirmant que bloquer ou entraver le passage est inacceptable. Bien que le déploiement puisse être organisé rapidement, la coalition d’Ormuz doit déterminer le moment opportun. (fc)
Suivez également Business AM sur Google Actualités
Si vous souhaitez accéder à tous les articles, abonnez-vous ici !

