Principaux renseignements
- Les coûts élevés dissuadent plus d’un quart des personnes à la recherche d’un logement en Belgique de déménager.
- Une réduction de la TVA de 21 pour cent à 12 pour cent permettrait de débloquer des logements abordables et économes en énergie.
- Une baisse des impôts stimule la construction de logements neufs, stabilise les loyers et soutient la transition écologique.
Des données récentes issues d’une enquête menée par iVOX auprès de 1 000 citoyens pour le compte de l’Union professionnelle du secteur immobilier (UPSI-BVS) mettent en évidence une grave crise de l’accessibilité au logement en Belgique.
Environ 26,8 pour cent des personnes à la recherche d’un logement sont actuellement dans l’impossibilité de déménager en raison de contraintes financières et sont contraintes de rester dans leur situation de logement actuelle. Cette difficulté est particulièrement aiguë à Bruxelles, où 37 pour cent des personnes interrogées citent le coût comme un obstacle, contre 26,8 pour cent en Wallonie et 25 pour cent en Flandre.
La TVA, obstacle au logement moderne
L’un des principaux obstacles à la modernisation du parc immobilier est la TVA actuelle de 21 pour cent appliquée aux nouvelles constructions. Pour beaucoup, en particulier les moins de 35 ans – dont 43,9 pour cent jugent les constructions neuves inaccessibles – , cette taxe fait du logement durable un luxe. En conséquence, de nombreux acheteurs sont contraints d’acquérir des biens immobiliers anciens et peu performants sur le plan énergétique.
Le secteur immobilier fait valoir qu’une réduction de la TVA de 21 pour cent à 12 pour cent permettrait de combler ce fossé, ce qui pourrait faire économiser jusqu’à 30 000 euros aux acheteurs. Une telle mesure inciterait environ 31,1 pour cent des futurs propriétaires à privilégier les constructions neuves économes en énergie plutôt que les logements anciens délabrés.
Redynamiser le marché locatif
Au-delà de l’accession à la propriété, l’étude UPSI-BVS suggère qu’une réduction fiscale revitaliserait le marché locatif. Actuellement, près de 70 pour cent des locataires souhaitent acheter mais ne disposent pas des moyens financiers nécessaires, ce qui contribue à une pénurie de logements disponibles à la location et fait grimper les prix.
Une baisse de la TVA inciterait environ 27,8 pour cent des investisseurs à construire de nouveaux logements destinés à la location, augmentant ainsi l’offre de logements de haute qualité et respectueux de l’environnement, et allégeant la pression sur les loyers.
Mobilité sociale et transition écologique
Dans une perspective plus large, cette politique servirait deux objectifs : améliorer la mobilité sociale en permettant aux locataires de gravir les échelons du logement et accélérer la transition écologique. Étant donné que seuls 5 pour cent des ménages belges répondent actuellement aux normes énergétiques de 2050, il est jugé essentiel d’encourager les nouvelles constructions écologiques.
Réforme sans incidence sur le budget
L’UPSI-BVS souligne que cela ne doit pas être considéré comme une simple perte de recettes fiscales. L’organisation fait valoir que la mesure pourrait être sans incidence sur le budget si l’on tient compte de l’augmentation de l’activité économique, des projets de construction et des transactions qui en résulteraient.
Le syndicat appelle les autorités fédérales à mettre en œuvre une réduction d’impôt ciblée – destinée spécifiquement aux primo-accédants à des logements modestes et aux investisseurs éligibles – afin de rendre le logement à nouveau accessible tout en modernisant le parc immobilier national.
(at)
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