Principaux renseignements
- 84 pour cent des entreprises de vente de voitures d’occasion inspectées ne respectent pas les normes légales.
- Des contrats de vente lacunaires et des relevés de kilométrage inexacts nuisent à la transparence vis-à-vis des consommateurs.
Des audits récents menés par le SPF Economie révèlent que la transparence reste un problème majeur dans le secteur des voitures d’occasion et de la réparation automobile. En 2025, l’agence a inspecté 251 entreprises et a constaté que 84 pour cent d’entre elles ne respectaient pas au moins une exigence légale. Ce taux de non-conformité est pratiquement inchangé par rapport aux conclusions de 2024, ce qui suggère que le secteur n’a guère progressé dans le respect de ses obligations légales.
Inspections
Le processus d’inspection a donné lieu à 165 avertissements formels et à 74 procès-verbaux. Si certaines sanctions ont été prononcées immédiatement, d’autres ont été infligées à la suite d’un défaut de rectification des problèmes après un premier avertissement.
Il est toutefois important de noter que les résultats ne reflètent pas nécessairement l’ensemble du secteur, car les entreprises ont été sélectionnées en fonction de facteurs de risque, tels que des infractions antérieures ou des données incohérentes transmises à Car-Pass.
Lacunes dans la documentation de vente
L’un des principaux sujets de préoccupation concerne l’incapacité à protéger les consommateurs par le biais d’une documentation appropriée. Près de 78 pour cent des vendeurs inspectés ne respectaient pas les normes légales relatives aux contrats de vente. Parmi les lacunes courantes figuraient l’absence de détails de livraison, l’absence de rapports obligatoires sur l’état du véhicule et l’inclusion de clauses problématiques concernant les garanties.
Problèmes liés à l’historique et aux données des véhicules
La transparence concernant l’historique des véhicules reste également faible. Environ 63,8 pour cent des vendeurs ont fourni des relevés de kilométrage inexacts, alors que ceux-ci sont essentiels pour permettre aux acheteurs de déterminer la valeur réelle et l’état d’un véhicule.
De plus, près de la moitié des entreprises n’ont pas transmis correctement les données requises à Car-Pass. Plus précisément, 17,4 pour cent des entreprises ont négligé l’obligation, en vigueur à partir de 2024, de fournir des descriptions détaillées des réparations effectuées sur les véhicules.
Non-conformité réglementaire généralisée
D’autres manquements réglementaires ont également été identifiés au cours des audits. Près de 46 pour cent des entreprises n’ont pas affiché leur numéro d’enregistrement commercial sur leurs sites web ou leurs profils sur les réseaux sociaux. Parmi les autres infractions figuraient un étiquetage incorrect des prix (30,6 pour cent), des violations des lois sur la garantie légale (29,6 pour cent) et l’absence d’options de paiement électronique (19,9 pour cent).
Un pourcentage plus faible d’entreprises ne s’était pas enregistré auprès de la Crossroads Bank for Enterprises ou avait enfreint les limites de paiement en espèces destinées à prévenir le blanchiment d’argent.
Engagement en faveur de la protection des consommateurs
Lien Meurisse, s’exprimant au nom du SPF Économie, a souligné que l’achat d’une voiture d’occasion constituait un engagement financier majeur pour la plupart des familles et qu’il était donc essentiel de disposer d’informations fiables. Elle a déclaré que l’agence poursuivrait ses campagnes de surveillance et de sensibilisation afin de garantir une concurrence plus équitable et une meilleure protection des consommateurs.
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