Principaux renseignements
- La Biélorussie met en garde ses citoyens contre tout voyage en Russie en raison d’attaques meurtrières menées par des drones.
- L’Ukraine renforce massivement ses défenses à sa frontière nord, bien qu’il n’y ait aucun signe d’une invasion imminente.
- Les autorités biélorusses menacent de riposter militairement à grande échelle à toute incursion à la frontière.
Les autorités biélorusses exhortent leur population à éviter tout voyage en Russie, invoquant de graves préoccupations en matière de sécurité. Alexander Volfovich, secrétaire d’État du Conseil de sécurité de la Biélorussie, a émis cette mise en garde à la suite d’informations selon lesquelles un drone aurait frappé un autocar de ligne reliant Minsk à Anapa, dans la région russe de Briansk. C’est ce que rapporte l’agence BELTA.
Volfovich a déclaré que le gouvernement et le président avaient déjà émis des avertissements concernant les dangers liés à la visite des zones frontalières russes, où les drones sont très actifs. La frontière reste ouverte, mais les responsables ont averti que les voyageurs s’exposaient eux-mêmes ainsi que leurs proches à des risques en raison du caractère imprévisible du conflit.
Versions contradictoires concernant l’attaque contre le bus
Des versions contradictoires ont émergé concernant la nature de l’attaque contre l’autocar. Une déclaration de Volfovich, dans laquelle il suggérait que l’attaque était accidentelle, a brièvement été diffusée à la télévision d’État biélorusse, mais a ensuite été retirée. L’ambassadeur russe Boris Gryzlov a affirmé que l’incident était une attaque délibérée de l’Ukraine.
Cependant, l’armée ukrainienne a fermement rejeté ces allégations. Le major Andriy Kovalyov, s’exprimant au nom de l’état-major des forces armées ukrainiennes, a qualifié ces accusations de mensonges destinés à détourner l’attention internationale des bombardements russes visant des quartiers civils à Kiev.
Renforcement de la frontière nord
Parallèlement, l’Ukraine renforce considérablement son dispositif défensif le long de la frontière nord qu’elle partage avec la Biélorussie. Depuis 2022, le Service national des gardes-frontières installe des barrières complètes dans la région de Tchernihiv, comprenant notamment des obstacles en béton, des tranchées antichars et des barbelés.
Un commandant régional a fait remarquer que l’ampleur de ces renforcements avait quintuplé depuis la première reconquête de la région. Malgré ces préparatifs, les services de renseignement ukrainiens ne signalent aucun indice laissant supposer que des forces d’attaque russes ou biélorusses se rassemblent actuellement en vue d’une offensive.
Évolutions technologiques
Des évolutions technologiques récentes ont également été observées à la frontière. Yurii Ihnat, de l’armée de l’air ukrainienne, a déclaré que les stations relais situées en Biélorussie, que la Russie utilisait auparavant pour piloter des drones Shahed, avaient été mises hors service à la suite des déclarations publiques du président Volodymyr Zelensky.
En réponse aux tensions régionales, le vice-ministre biélorusse des Affaires étrangères, Igor Sekreta, a averti que tout franchissement non autorisé de la frontière entraînerait une riposte militaire de grande envergure, qualifiant la frontière de « ligne rouge » absolue. (lv)
Suivez également Business AM sur Google Actualités
Si vous souhaitez accéder à tous les articles, abonnez-vous ici !

