Principaux renseignements
- Poutine minimise la gravité des pénuries de carburant provoquées par les attaques ukrainiennes contre les raffineries russes.
- L’Ukraine a mis hors service un tiers de la capacité de raffinage russe afin d’exercer une pression sur la Russie.
- Les attaques intenses contre Kiev témoignent d’une nouvelle escalade du conflit.
Vladimir Poutine reste indifférent face à l’escalade des attaques ukrainiennes contre les installations pétrolières russes, malgré les pénuries de carburant qui en résultent en Russie. Bien qu’il reconnaisse ces perturbations, le président a qualifié la situation de « non critique ».
Poutine a une nouvelle fois rejeté toute proposition de cessez-le-feu. Il a déclaré que les opérations militaires se poursuivraient jusqu’à ce que les objectifs fixés soient atteints.
Stabilité intérieure
Poutine affirme que les attaques ukrainiennes contre les infrastructures énergétiques ne sont qu’une tactique visant à détourner l’attention de leurs propres échecs militaires. Cependant, des observateurs indépendants suggèrent que les avancées territoriales russes ont en réalité marqué le pas ces derniers mois.
Le dirigeant du Kremlin semble convaincu que les pénuries de carburant ne saperont pas son pouvoir interne ni le soutien de la population à l’invasion, qui a débuté il y a plus de quatre ans.
Escalade de la violence à Kiev
Le conflit s’est encore aggravé avec une attaque de 11 heures contre Kiev qui s’est achevée jeudi matin. Cette offensive a fait au moins 30 morts, ce qui en fait l’une des attaques les plus meurtrières contre la capitale depuis le début de la guerre.
Conséquences pour infrastructures énergétiques russes
Depuis mars, l’Ukraine a attaqué plus de 50 sites énergétiques et raffineries à travers toute la Russie, dans le but de contraindre ce pays à cesser les hostilités. Ces attaques ont fondamentalement remis en cause l’affirmation de Poutine selon laquelle la guerre n’aurait aucune incidence sur le citoyen russe lambda, de sorte que les conséquences du conflit se font désormais également sentir sur le territoire russe.
Des experts du secteur, dont Chris Weafer, PDG de Macro-Advisory, estiment qu’environ un tiers de la capacité de raffinage russe a été mise hors service, ce qui a entraîné des dégâts considérables nécessitant des réparations coûteuses. C’est ce qu’a déclaré Weafer à l’AP. (lv)
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