La Russie souhaite dispenser une formation au combat aux enfants dès l’âge de 11 ans


Principaux renseignements

  • Un législateur russe propose de rendre obligatoire l’entraînement au combat pour les élèves à partir de 11 ans.
  • Des jeux de simulation militarisés plongent désormais des enfants dès l’âge de sept ans dans des scénarios de guerre.
  • Des programmes mis en place dans les régions frontalières enseignent aux élèves comment survivre à des tirs d’artillerie et à des frappes de drones.

Un membre de la Douma d’État russe milite en faveur d’un élargissement significatif de l’éducation militaire, suggérant que la préparation au combat obligatoire commence dès le CM2. Viktor Vodolatsky, qui occupe le poste de premier vice-président de la commission des affaires de la CEI, estime que les enfants de 11 ans devraient être formés pour faire face à d’éventuels conflits avec l’Union européenne et l’OTAN, qui, selon ses prévisions, pourraient se concrétiser d’ici 2030.

Étendre l’enseignement militaire aux élèves plus jeunes

Le changement proposé ferait passer l’enseignement militaire d’une matière obligatoire au lycée à une norme universelle pour les jeunes adolescents. À l’heure actuelle, le cours « Fondamentaux de la sécurité et de la défense de la patrie » est réservé aux élèves de seconde et de première, et porte principalement sur les manœuvres tactiques, les soins médicaux d’urgence, les exercices de manœuvre et l’utilisation des grenades à main.

Vodolatsky estime que l’adoption d’un programme similaire à celui des corps de cadets pour les élèves plus jeunes est essentielle pour renforcer la puissance militaire future du pays et soutenir la croissance de l’industrie de la défense, en particulier dans la production de fusées.

Simulation militarisés

Outre l’enseignement scolaire officiel, les jeunes Russes sont déjà exposés à des activités militarisées par le biais de programmes tels que les jeux « Zarnitsa 2.0 ». Ouverts aux enfants dès l’âge de sept ans, ces jeux de simulation plongent les participants dans des scénarios de guerre, notamment le pilotage de drones, la cyberdéfense, les assauts contre des positions ennemies et la diffusion de la propagande d’État.

Au cours de ces événements, les enfants endossent des rôles militaires spécifiques, tels que ceux de génie de combat, de secouriste ou de chef d’escouade.

Entraînement à la survie dans les régions frontalières

D’autres efforts visant à militariser la jeunesse sont manifestes dans les régions frontalières. Par exemple, la « Confrérie des éclaireurs orthodoxes » a reçu un financement substantiel de la Fondation présidentielle pour les subventions afin d’organiser des formations à la survie pour des élèves de Belgorod. Ce programme, destiné aux jeunes âgés de 10 à 17 ans, enseigne des compétences essentielles pour survivre aux frappes d’artillerie et de drones, à la lecture de cartes et à l’identification de munitions dangereuses, telles que les mines antipersonnel « Lepestok ». (fc)

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