Les cours du pétrole continuent de baisser ; Trump s’en prend aux compagnies pétrolières et demande une enquête sur les prix de l’essence


Principaux renseignements

  • Les cours du pétrole brut ont baissé à mesure que les inquiétudes liées à l’approvisionnement et les tensions dans le détroit d’Ormuz s’apaisaient.
  • Donald Trump a ordonné au ministère de la Justice d’ouvrir une enquête sur les pratiques présumées de surfacturation des compagnies pétrolières.
  • Les experts avertissent que les prix de l’essence à la pompe tardent à suivre la baisse du brut en raison de la complexité de la fiscalité et du raffinage.

Les cours du pétrole restent sous pression. Cette baisse est alimentée par l’apaisement des craintes concernant d’éventuelles perturbations de l’offre et par des signaux positifs concernant le détroit d’Ormuz. À 9 h 28, le Brent s’échangeait à 75,86 dollars le baril, tandis que le WTI reculait à 72,19 dollars le baril.

Trump s’en prend aux compagnies pétrolières

Dans le même temps, le président Donald Trump s’en est pris à l’industrie pétrolière via Truth Social, affirmant que les compagnies pétrolières pratiquaient des prix excessifs à l’égard des automobilistes. Il a fait valoir que le prix du carburant à la pompe n’avait pas baissé proportionnellement à la chute du cours du brut.

Alléguant que les consommateurs étaient exploités, Trump a déclaré avoir chargé le ministère de la Justice d’enquêter sur cette affaire, exigeant une baisse plus rapide des prix à la pompe.

Des experts remettent en cause ces allégations politiques

Cependant, certains experts considèrent ces allégations comme motivées par des considérations politiques. Karen Young, chercheuse au Center on Global Energy Policy de l’université de Columbia, a expliqué que la formation des prix de l’essence aux États-Unis est complexe.

Elle a souligné que les taxes locales et étatiques influencent le coût final et a fait remarquer qu’il faut généralement plusieurs semaines pour que les baisses du prix du brut se répercutent sur les raffineries et atteignent finalement le consommateur.

Retour à la stabilité dans le détroit d’Ormuz

Le moral des marchés a été encore renforcé par l’annonce d’une stabilisation prochaine du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz. L’Organisation maritime internationale (OMI) a annoncé que plus de 11 000 marins bloqués seraient autorisés à quitter la région suite à la mise en place de protocoles de sécurité. Le secrétaire général de l’OMI, Arsenio Dominguez, a confirmé que ces mesures avaient été validées grâce à une collaboration avec les États-Unis, l’Iran, Oman et d’autres acteurs régionaux.

Cette évolution devrait alléger considérablement la pression logistique. Aditi Rasquinha, PDG de DHL Global Forwarding Greater China, avait précédemment indiqué que les navires bloqués et les capacités limitées du fret aérien avaient intensifié les pressions sur la chaîne d’approvisionnement. Bien qu’elle s’attende à ce que la réouverture du détroit réduise ces tensions, elle a toutefois averti qu’il faudrait un certain temps avant que les réseaux maritimes mondiaux ne se rétablissent pleinement.

(at)

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