Principaux renseignements
- Qantas s’appuie sur des recherches scientifiques portant sur la lumière et l’alimentation pour réduire le décalage horaire.
- Des cabines spécialement conçues privilégient le bien-être des passagers grâce à un éclairage de pointe.
La compagnie aérienne australienne Qantas intègre la recherche scientifique dans ses futurs vols sans escale reliant Sydney à Londres et à New York, dans le but d’atténuer les effets physiques de ces vols d’une durée d’environ 20 heures. C’est ce qu’indique Reuters.
Baptisée « Project Sunrise », l’initiative vise à surmonter le stress biologique lié au franchissement de nombreux fuseaux horaires grâce à l’utilisation d’un avion spécialisé – l’Airbus A350-1000ULR – équipé de fonctionnalités conçues pour réguler l’horloge biologique.
Lutter contre le décalage horaire grâce à la lumière et à l’alimentation
L’utilisation de la lumière et de la nutrition constitue un élément central de la stratégie. Peter Cistulli, expert en médecine du sommeil à l’université de Sydney, a souligné qu’en ajustant les horaires des repas et en utilisant un éclairage spécifique, la compagnie aérienne peut améliorer la vigilance des passagers.
L’environnement de la cabine est encore amélioré par 14 scénarios d’éclairage différents qui imitent les paysages australiens, simulant les levers et couchers de soleil pour aider les voyageurs à se synchroniser avec leur destination.
Conception de la cabine
La conception intérieure, dirigée par David Caon, privilégie la santé et le bien-être plutôt que la simple esthétique. Si certaines idées initiales, comme l’installation d’équipements de gym, ont été écartées, les avions disposeront d’une « zone de bien-être » baignée d’une lumière chatoyante et diffuse, destinée à évoquer la détente au bord d’une piscine. Pour améliorer encore l’expérience, la compagnie aérienne propose davantage d’espace pour les jambes et des suites fermées en première classe équipées de lits fixes.
Stratégie commerciale des vols ultra-long-courriers
D’un point de vue commercial, Qantas considère les trajets ultra-longs comme un moyen de transformer l’isolement de l’Australie en avantage concurrentiel, avec pour objectif une augmentation de 20 pour cent de son chiffre d’affaires.
Les limites de poids ne permettant de transporter que 238 passagers, la cabine est configurée avec une forte proportion de sièges premium afin de maximiser la rentabilité. Malgré la possibilité de tarifs plus élevés et les risques opérationnels – tels que des déroutements coûteux – , la compagnie estime que la commodité d’éviter les escales attirera une clientèle haut de gamme.
Attentes et préoccupations des passagers
Les réactions des passagers face à ce projet sont mitigées. Certains voyageurs apprécient le gain de temps qui en résulte, tandis que d’autres restent sceptiques quant à savoir si ce gain de confort justifie une hausse significative des tarifs. Si l’attrait d’un décalage horaire réduit et d’une meilleure mobilité est fort, des inquiétudes persistent concernant les dimensions des sièges en classe économique et le maintien de la propreté de la cabine sur des durées aussi longues.
(at)
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