Principaux renseignements
- Les forces armées américaines ont renforcé leur défense dans le Pacifique en organisant des exercices de tir réel à Palaos.
- Les opérations interarmées ont permis de synchroniser les différentes branches militaires afin d’améliorer la coordination des combats en temps réel.
- La batterie Echo a retiré de service les systèmes Avenger obsolètes pour adopter un armement modernisé.
Dans les eaux stratégiques du Pacifique occidental, les soldats de la batterie Echo, du 5e bataillon du 5e régiment d’artillerie de défense aérienne de l’armée de terre, ont récemment achevé une série d’exercices de tir réel à Airai, aux Palaos.
Influence de la Chine
Baptisée « Tenacious Archer 2026 », cette mission visait à neutraliser les menaces aériennes et s’est déroulée dans une région dont l’importance géopolitique ne cesse de croître en raison de l’influence militaire grandissante de la Chine.
La situation géographique de Palaos est cruciale, car l’archipel sert de passerelle entre Guam et les Philippines, ce qui en fait un point névralgique des stratégies de défense américaines dans la région indo-pacifique.
Opérations conjointes et combinées
Cet entraînement visait à combler le fossé entre les différentes branches de l’armée, en réunissant des unités de soutien de l’armée de terre, de police militaire et d’artillerie aux côtés d’une escadre aérienne des Marines. Plutôt que de suivre un scénario rigide, l’exercice a simulé des environnements de combat réels afin de tester la coordination nécessaire à la protection du personnel et des moyens essentiels.
L’un des principaux objectifs de « Tenacious Archer » est de favoriser les « opérations interarmées et combinées », en veillant à ce que la Marine, l’Armée de l’air, l’Armée de terre, le Corps des Marines et les alliés internationaux puissent communiquer et synchroniser leurs actions en temps réel. Au-delà des tirs réels, les participants se sont attachés à affiner les protocoles de commandement et de contrôle et à valider les réseaux de communication nécessaires à une réponse rapide en cas d’attaque.
Nouvelles armes
Pour la batterie Echo, cet exercice a marqué la fin symbolique de l’utilisation du système AN/TWQ-1 Avenger. Cette plate-forme montée sur Humvee, qui utilise des missiles Stinger à guidage infrarouge, assurait depuis la fin des années 1980 une défense à courte portée contre les drones, les hélicoptères et les missiles de croisière. Cependant, ce système est désormais considéré comme obsolète face aux menaces sophistiquées que représentent les drones dans les conflits modernes, comme la guerre en Ukraine.
Le capitaine Eric Sandlin, commandant de la batterie Echo, a souligné que, bien que l’Avenger ait été un outil fiable, l’unité s’oriente désormais vers des équipements modernisés afin de répondre à l’évolution des exigences opérationnelles. Bien que Sandlin n’ait pas précisé le nom du système de remplacement, l’armée a récemment déployé le système M-SHORAD (SGT Stout), qui offre une protection et une puissance de feu supérieures grâce à un véhicule Stryker.
Préparation opérationnelle
L’intérêt de cet exercice allait au-delà du simple matériel. En opérant aux côtés du Corps des Marines et d’autres spécialités de l’armée de terre, la batterie Echo a acquis une expérience essentielle en matière d’interopérabilité. Le sergent-chef Joshua Hogan, maître-artilleur de l’unité, a souligné que les exercices de tir réel apportent un niveau de confiance et des connaissances pratiques que les simulateurs ne peuvent égaler.
Voir un missile atteindre sa cible avec succès crée chez les soldats une préparation psychologique indispensable au combat réel. En fin de compte, cet exercice a renforcé le point de vue du Pentagone selon lequel la capacité de forces militaires diverses à opérer comme une seule unité cohésive est tout aussi cruciale pour la sécurité du Pacifique que les armes qu’elles portent. (fc)
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