Principaux renseignements
- L’économie britannique a reculé de 0,1 pour cent en avril.
- Les conflits géopolitiques ont entraîné de fortes baisses dans les secteurs du sport et des services.
- La hausse des coûts énergétiques menace le Royaume-Uni d’une stagflation imminente.
Les données récentes publiées aujourd’hui indiquent un recul de 0,1 pour cent de l’économie britannique en avril. Ce ralentissement fait suite à une période de légère expansion en février et mars, ainsi qu’à une stagnation en janvier.
Si le secteur de la construction a enregistré une légère hausse de 0,1 pour cent, celle-ci a été éclipsée par une baisse de 0,2 pour cent dans les services, tandis que la production industrielle est restée stable.
Secteur des sports et des loisirs
Le conflit impliquant l’Iran a été l’un des principaux catalyseurs du ralentissement économique. L’Office national des statistiques (ONS) a souligné une forte baisse de 9,1 pour cent dans le secteur des sports et des loisirs, ce qui représente le frein le plus important pour une seule industrie, tant sur le PIB que sur la production des services. Ce recul est en grande partie dû à l’annulation d’événements sportifs au Moyen-Orient, qui a eu un impact négatif sur les entreprises britanniques.
De plus, les entreprises des secteurs du voyage, des transports, du commerce de gros et de l’industrie manufacturière ont signalé une baisse de leurs revenus et une hausse de leurs coûts d’exploitation – notamment en ce qui concerne le carburant et l’énergie – résultant de l’instabilité géopolitique.
Risque de stagflation
Selon Suren Thiru, de l’Institut des experts-comptables d’Angleterre et du Pays de Galles, les résultats suggèrent que la Banque d’Angleterre ne devrait pas baisser ses taux d’intérêt de sitôt, et il met en garde contre le fait que le Royaume-Uni pourrait entrer dans une période de stagflation.
Il a noté que la dynamique économique du début de l’année s’est évanouie en avril, la flambée des prix du carburant ayant découragé les consommateurs, transformant ainsi un ancien moteur de croissance en un obstacle majeur.
Vulnérabilité face aux chaînes d’approvisionnement mondiales
Le Royaume-Uni étant fortement dépendant des importations d’énergie, il est particulièrement vulnérable aux perturbations des chaînes d’approvisionnement mondiales. Le Fonds monétaire international (FMI) avait précédemment averti que le Royaume-Uni pourrait souffrir plus que toute autre grande économie en raison de cette guerre. En conséquence, le FMI a revu à la baisse ses prévisions de croissance pour le Royaume-Uni en 2026, les ramenant à 0,8 pour cent, contre une estimation antérieure de 1,3 pour cent.
Allègement temporaire de l’inflation
Bien que l’inflation ait reculé à 2,8 pour cent en avril grâce à un plafonnement des prix de l’énergie imposé par le gouvernement, cet allègement est temporaire. À partir de juillet, ce plafond devrait augmenter de 13 pour cent, permettant aux entreprises énergétiques de répercuter les coûts élevés du gaz et du pétrole sur les consommateurs.
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