Le ministre Quintin souhaite obliger légalement les auteurs de troubles à l’ordre public à indemniser l’ensemble des dommages causés


Principaux renseignements

  • Le ministre Bernard Quintin exige que les vandales paient pour tous les dommages matériels.
  • Une loi permettra bientôt de tenir les émeutiers financièrement responsables de leurs actes de violence.
  • Le ministre de la Justice, Annelies Verlinden, exhorte la société à s’attaquer à la pauvreté systémique qui alimente la délinquance juvénile.

À la suite des récentes perturbations à Bruxelles liées aux réformes de l’enseignement francophone, le ministre de l’Intérieur Bernard Quintin (MR) a souligné la nécessité pour les responsables d’actes de vandalisme de couvrir les coûts qui en résultent. Il milite pour la ratification rapide d’une législation fondée sur le principe « casseurs-payeurs », qui garantit que les individus causant des dommages soient tenus financièrement responsables.

Équilibre entre droits démocratiques et ordre public

Si M. Quintin reste fermement attaché à la protection de la liberté d’expression et du droit de manifester, il affirme que ces libertés démocratiques ne justifient pas la violence ni la destruction de biens. Il a fait valoir que le cycle d’agressions dans la capitale devait cesser et que le maintien de l’ordre public était une nécessité pour tous. Cette approche juridique s’inscrit dans le cadre d’un accord préalable entre les partenaires de la coalition gouvernementale visant à mettre en œuvre des mesures plus strictes à l’encontre des émeutiers, notamment l’interdiction potentielle de certaines manifestations et la responsabilité directe pour les dommages causés.

Comportement répréhensible de la police

La ministre de la Justice, Annelies Verlinden (cd&v), a également exprimé son inquiétude chez Terzake face à la situation, soulignant les agressions continues à l’encontre des agents de police et la destruction des infrastructures urbaines. Elle a toutefois reconnu que les signalements de fautes professionnelles commises par la police lors de ces événements devaient également faire l’objet d’enquêtes officielles.

Causes structurelles

Une tendance particulièrement préoccupante est l’implication de mineurs, illustrée par le cas d’un adolescent de treize ans qui a utilisé un cocktail Molotov contre les forces de l’ordre. La ministre Verlinden a répondu aux inquiétudes concernant l’impunité des jeunes en indiquant que le procureur général recourt à des procédures judiciaires accélérées pour garantir des poursuites rapides.

Elle a conclu que, si des sanctions légales sont nécessaires, la société doit également s’attaquer aux problèmes systémiques sous-jacents — tels que le logement précaire, la pauvreté et l’échec scolaire — qui conduisent les enfants à adopter de tels comportements violents.

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