Principaux renseignements
- Les législateurs craignent que le partenariat avec Palantir n’expose les données financières britanniques à la surveillance du gouvernement américain.
- Les experts juridiques affirment que les lois américaines prévalent sur les mesures de protection internes de la FCA en matière de contrôle des données.
- L’autorité de régulation soutient que les clés de chiffrement empêchent tout accès étranger non autorisé aux fichiers sensibles.
Les inquiétudes grandissent concernant le partenariat entre la Financial Conduct Authority (FCA) et la société technologique américaine Palantir. Les détracteurs suggèrent que les dossiers financiers britanniques pourraient être exposés au gouvernement américain. The Guardian raconte ça. De plus, Martin Wrigley, membre du Parlement, a averti que la législation américaine pourrait contraindre Palantir à remettre des informations commerciales et personnelles sensibles aux autorités américaines.
Intégration de l’IA et risques pour la souveraineté
L’accord prévoit l’utilisation de l’intelligence artificielle de Palantir pour analyser un vaste éventail de documents de la FCA. Cela inclut les plaintes des consommateurs, la surveillance des réseaux sociaux, les dossiers de renseignement et les rapports de fraude fournis par les établissements de crédit. Par ailleurs, Palantir a été cofondée par Peter Thiel, un fervent partisan de Donald Trump. La société entretient des contrats importants avec l’armée israélienne et l’appareil d’immigration américain. Donc, les législateurs craignent que l’influence étrangère ne compromette la souveraineté des données du Royaume-Uni.
Cette controverse parle de la récente décision du maire de Londres, Sadiq Khan. Cette décision est afin d’opposer son veto à un autre contrat de 50 millions de livres sterling entre Palantir et la police métropolitaine. Sadiq Khan invoque un manque de valeurs communes et des défaillances dans la procédure d’appel d’offres. Par conséquent, cela reflète une inquiétude plus générale concernant la dépendance des organismes publics britanniques à l’égard des entreprises américaines d’IA pour améliorer leur efficacité.
La bataille juridique autour du contrôle des données
Au cœur du litige juridique se trouve le Cloud Act américain. La FCA affirme qu’elle reste le « responsable du traitement » et que Palantir agit simplement en tant que « sous-traitant ». Les experts juridiques et les militants ne sont pas d’accord. L’Open Rights Group fait valoir que la distinction entre responsable du traitement et sous-traitant n’a pas d’importance en droit américain. Ça accorde aux agences américaines des pouvoirs étendus pour accéder aux données détenues par des entreprises nationales. En outre, ils suggèrent que le USA Patriot Act et le Foreign Intelligence Surveillance Act pourraient potentiellement être utilisés pour surveiller les données financières de non-citoyens.
En réponse, Palantir a rejeté ces craintes comme étant infondées. Il affirme que le Cloud Act exige des mandats judiciaires et des preuves de crimes graves. L’entreprise souligne que, puisque la FCA détient les clés de chiffrement exclusives, Palantir est techniquement incapable de fournir des données intelligibles au gouvernement américain sans le consentement explicite de l’autorité de régulation.
La FCA défend la nécessité stratégique
La FCA a déclaré que cette mesure était nécessaire pour lutter contre les tactiques technologiques en constante évolution des criminels financiers. L’autorité de régulation soutient que toutes les informations restent entièrement cryptées et qu’aucune partie non autorisée ne peut accéder aux données brutes.
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