Principaux renseignements
- La France a commandé sa cinquième et dernière frégate FDI auprès de Naval Group.
- Ces navires polyvalents permettent de faire face aux menaces modernes liées au cyberespace, aux missiles et aux sous-marins.
- Les systèmes automatisés réduisent les effectifs tout en maintenant une disponibilité opérationnelle élevée.
Le ministère français de la Défense a commandé une cinquième frégate de défense et d’intervention (FDI) à Naval Group. Confirmée le 31 mars 2026, cette dernière acquisition fait suite à la commande d’un quatrième navire en décembre 2025, marquant ainsi l’achèvement de la série de cinq navires prévue par la Marine nationale française. Les deux unités les plus récentes sont en cours de construction au chantier naval de Lorient.
Frégate de Défense et d’Intervention
Pierre Éric Pommellet, PDG et président de Naval Group, a souligné que ces dernières commandes témoignaient de la confiance continue du gouvernement envers l’entreprise. Il a insisté sur le fait que son organisation s’engageait à fournir les moyens navals nécessaires au maintien de la souveraineté et de la domination maritime de la France. Avec l’ajout de ces deux navires aux quatre précédemment commandés par la Grèce, la production totale de cette classe atteint désormais neuf navires.
Conçue pour sa polyvalence, la FDI est une frégate de premier plan équipée pour mener des opérations de guerre asymétrique ainsi que des opérations anti-surface, anti-sous-marines et antiaériennes. Naval Group met en avant l’intégration par le navire d’outils numériques et de traitement de données sophistiqués, lui permettant de fonctionner de manière autonome ou au sein d’une force opérationnelle. Il est conçu pour contrer les menaces modernes telles que la cyberguerre, les missiles supersoniques et les sous-marins de pointe, tout en restant conforme aux spécifications de l’OTAN pour une collaboration sans faille avec les alliés internationaux.
Durabilité et performances éprouvées
Le premier navire de la classe, l’Amiral Ronarc’h, a récemment achevé 14 semaines d’essais en mer, prouvant sa durabilité dans les conditions difficiles de l’Atlantique. Grâce à son architecture épurée, la frégate est capable d’opérer dans des climats variés, des archipels tropicaux aux eaux glaciales.
Pour améliorer son efficacité, la FDI utilise des systèmes automatisés qui permettent de réduire l’effectif de l’équipage. De plus, Naval Group affirme que les besoins en maintenance du navire sont similaires à ceux des frégates multimissions FREMM, qui ont maintenu un taux de disponibilité opérationnelle de 80 pour cent pendant plus de dix ans.
Suède
Les frégates FDI de Naval Group – également appelées classe Amiral Ronarc’h – sont très prisées non seulement en France et en Grèce, mais aussi en Suède. La semaine dernière, ce pays a en effet décidé de passer une importante commande portant sur quatre frégates de ce type. Celles-ci seront livrées au cours des années 2030 sous le nom de classe Luleå.
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