Une hausse des taux de la BCE pourrait juguler l’inflation sans freiner la croissance


Principaux renseignements

  • Yannis Stournaras, membre du Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE), plaide en faveur d’une légère hausse des taux d’intérêt.
  • Des hausses mesurées des taux d’intérêt peuvent freiner l’inflation sans entraver la croissance économique.
  • La BCE fondera sa décision sur des données telles que la durée du choc énergétique et son impact sur l’économie.

Selon Yannis Stournaras, membre du Conseil des gouverneurs, une hausse mesurée des taux d’intérêt par la Banque centrale européenne pourrait répondre efficacement aux préoccupations liées à l’inflation sans nuire de manière significative à la croissance économique. Il suggère qu’un ajustement modéré de la politique monétaire vers une orientation plus restrictive serait nécessaire si l’inflation dépassait l’objectif pendant une période limitée. Cette approche vise à minimiser le risque d’effets de second tour, où la hausse des prix entraîne de nouvelles augmentations des salaires et des prix, sans entraver excessivement l’activité économique.

Approche fondée sur les données

Alors que les anticipations du marché penchent en faveur d’une hausse des taux d’un quart de point lors de la réunion de la BCE en juin, certains décideurs politiques prônent une approche fondée sur les données, attendant davantage d’indicateurs économiques avant de prendre une décision.

Stournaras reconnaît que la durée et la gravité du choc énergétique, ainsi que son impact sur l’économie réelle, joueront un rôle crucial dans la détermination de la réponse de la BCE. Il souligne l’importance d’une évaluation continue des données disponibles et l’engagement de la banque à fixer des taux directeurs qui maintiennent la stabilité des prix à moyen terme.

Incertitude économique

Bien qu’il n’existe actuellement aucune preuve manifeste d’effets de second tour, M. Stournaras souligne l’incertitude accrue qui pèse sur les perspectives économiques. Les perturbations potentielles des infrastructures énergétiques dans la région du Golfe pourraient prolonger les pressions inflationnistes, tandis que la hausse des coûts des intrants et l’allongement des délais de livraison témoignent d’une tension croissante sur les chaînes d’approvisionnement mondiales.

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